L'actualité régionale 6 Mai

océan indien
Test Covid  Maldives
Test Covid à Malé, Maldives ©Avas.mv

MALDIVES

Après les Seychelles ce sont les Maldives qui se retrouvent face à une grave montée du Coronavirus. Les autorités décrètent un état d’urgence jusqu’à la mi-juin. Pourtant ce pays avait été classé numéro 1 mondial de la vaccination

En fait on se rend compte que ce classement mondial est- disons-le tout net- bidon. En l’occurrence pour les Maldives on a pris en compte uniquement la première dose. Effectivement les trois quarts de la population ont reçu très vite cette première dose, mais moins d’un quart a reçu la seconde parce que les Maldives sont maintenant à court de vaccins. Ils venaient d’Inde. L’Inde a arrêté de les exporter. A tel point que les Maldives ont dû suspendre le programme de vaccination. On a fait des commandes d’AstraZeneca à Singapour.  La situation est inquiétante car les hôpitaux sont pleins, il n’y a plus de place pour l’oxygénation. On manque aussi d’oxygène. On craint surtout les variants contre lesquels on ne sait pas trop ce que valent les vaccins. On soupçonne évidemment le variant indien. Un état d’urgence sanitaire a été décrété jusqu’au 14 juin alors qu’il n’y a pas longtemps le pays criait victoire et proposait même aux touristes de venir se faire vacciner.

 

TANZANIE

De son côté la Tanzanie semble se réveiller brutalement face au Covid. Le pays a interdit les vols en provenance de l’Inde, et exige des tests pour la première fois

Depuis le début de l’épidémie on rentrait en Tanzanie comme dans un moulin. La politique du président précédent John Magufuli, se résumait à « Covid connait pas ». Il en est probablement mort comme beaucoup de ses concitoyens. Dès qu’elle lui a succédé, la présidente Samia Suluhu Hassan a pris le contrepied en disant qu’il « n’était pas approprié d’ignorer la maladie ». Désormais il faut un test négatif de 72 heures pour entrer en Tanzanie. Si l’on vient d’un pays où circule un variant, il faut un deuxième test antigénique payant  à l’arrivée, et 14 jours de quarantaine ; à domicile pour les résidents, dans des hôtels désignés, mais à leur frais, pour les visiteurs. Côté vaccins, la Tanzanie n’a rien annoncé. Magufuli les avait refusés disant que c’était « du poison ». Maintenant il va être plus difficile d’en obtenir dans un marché saturé. Il faut s’attendre à ce que les chinois, très entreprenants en Tanzanie,  arrivent en force avec leur vaccin.

 

MADAGASCAR

Les hommes d’affaires malgaches, ou résidents à Madagascar, qui placent leur bénéfices à l’étranger vont le payer très cher. Trois exportateurs d’or ont été mis en prison pour non rapatriement de devises

Les trois exportateurs emprisonnés auraient dû rapatrier 46 millions d’euros de leurs recettes cumulées depuis des mois, voire des années. Le gouvernement a lancé des ultimatums à plusieurs reprises. Ils ont été ignorés en vertu d’un principe selon lequel à Madagascar tout finit toujours par s’arranger avec quelques dessous de table. Là cela semble ne pas être le cas. Le bureau anti-corruption annonce qu’il va continuer à sévir. Le mécanisme monétaire fait que si on ne rentre pas les devises étrangères dans les banques du pays, la monnaie nationale perd de sa valeur. De ce fait les produits importés deviennent plus chers. C’est à cause de ces riches spéculateurs sur l’euro ou le dollar que les ménages modestes n’arrivent plus à s’acheter du riz et d’autres produits de première nécessité.

 

LA REUNION

Une triste histoire devant la Cour d’Assises de la Réunion: On y jugeait un couple de parents accusés de mauvais traitements envers leur petite fille de deux ans. Elle en est morte

L’affaire de la mort de la petite Elianna a révolté toute la Réunion. Selon le médecin légiste elle a perdu la vie suite à des mauvais traitements mais surtout un coup de pied mortel. Devant les juges il y avait la mère, 28 ans, qui a reconnu ne pas bien s’être occupée de son enfant « mais je ne l’ai pas tuée » disait-elle ; et puis le beau-père, 29 ans, qui lui accusait sa femme. Aucun des deux n’a avoué quoi que ce soit. Les juges ont tranché, le beau-père a été le seul reconnu coupable, il avait tout contre lui puisqu’il avait déjà été condamné en 2017 pour violences contre son fils de 19 mois à l’époque. En plus il est toxicomane et alcoolique. Il a été condamné à 20 ans de prison pour violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner. La maman a été acquittée. A l’annonce du verdict certains ont crié à l’injustice car la maman a été acquittée, d’autres parce que le père a été condamné.