L'actualité régionale 9 Novembre

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Adinani Tanchik
Adinani Tanchik ©La Gazette des Comores

COMORES

La mort du chanteur Adinani Tanchik,  très populaire aux Comores, provoque la tristesse mais aussi l’indignation dans le pays : l’artiste serait décédé par manque d’oxygène à l’hôpital


Adinani Tanchik animait, depuis toujours, les soirées de Moroni avec ses chansons d’amour rythmées et aussi des textes, parfois engagés. Jeudi dernier, souffrant d’une crise respiratoire le chanteur a été conduit à l’hôpital El Maarouf, mais il n’a pas survécu. Le ministère des affaires étrangères a annoncé sa mort dans un communiqué, disant que « les Comores sont orphelines d’un grand artiste ». Mais ce qui n’est pas dit, ce sont les circonstances de sa mort. Selon son fils, l’hôpital n’avait plus d’oxygène en réserve pour le sauver. Adinani est mort en quelques heures. L’annonce de sa mort provoque une grande émotion et aussi une grande colère. Cela arrive hélas souvent que l’état des patients s’aggrave ou même qu’ils succombent à El Maarouf parce qu’il manque ceci ou cela. L’activiste de la société civile, Idriss Mohamed, se demande  sur internet s’il ne s’agit pas là d’un « homicide involontaire, par irresponsabilité, commis contre des personnes innocentes ». Il pointe les responsabilités du directeur de l'hôpital, mais aussi du chef de l’Etat et de la  ministre de la santé.




MADAGASCAR

La couronne de la reine Ranavalo n’est pas la seule relique réclamée par les malgaches. Il y en a une autre,  plutôt macabre : il s’agit du crâne d’un prince exécuté sous la colonisation



Dans la France des Lumières du 19e siècle, il y avait encore cette pratique barbare consistant à exiger la tête de son ennemi …au sens « propre » - s’il l’on peut dire s’agissant d’une décapitation. C’est ainsi que le prestigieux général Gallieni – grand bâtisseur de l’empire colonial – a obtenu la tête du prince Ratsimamanga. Il était l’oncle de la reine Ranavalo. Il avait été l’un des premiers à s’insurger contre les français. Il a été fusillé sur ordre de Galliéni. Il y a même encore une photo de cette exécution du 15 octobre 1896 à Antananarivo. Le cadavre décapité, la tête a été ramenée à Paris et exposée à la société d’anthropologie. Lors de son discours d’inauguration du palais de la Reine vendredi, le président malgache a réclamé le retour de ce trophée, et d’autres. Le crâne du prince n’est plus exposé de nos jours ; il doit être quelque part dans une remise, oublié… Alors que le général Galliéni garde de nombreux boulevards à son nom dans les villes de France.




MAURICE

Au sens figuré cette fois... l’opposition mauricienne veut la tête du premier ministre empêtré dans une affaire douteuse d’achat de terrain


Pravind Jugnauth a acheté il y a une dizaine d’année un terrain de 7 000 m2 à côté de sa liuxueuse résidence d’Angus Road à Vacoas. Les conditions de la vente de ce terrain sont troubles. Ce n’est pas lui qui a payé, mais un intermédiaire sur un compte en Grande Bretagne… Et ce n’est pas lui non plus qui est indiqué comme propriétaire, mais ses deux filles qui étaient à l’époque mineures. L’ICAC (Independent Commission Against Corruption) l’organisme de lutte contre la corruption, a commencé à enquêter quand Pravind Jugnauth était dans l’opposition, mais l’enquête a marqué le pas dès qu’il est entré dans le gouvernement en 2016 et devenu ensuite 1er ministre en 2017. Les leaders d’opposition réclament des explications. Au parlement, le premier ministre a botté en touche la semaine dernière, renvoyant à L’ICAC, laquelle reste muette sur la question.





SEYCHELLES

Les Seychellois font connaissance avec leur nouvelle « first lady.  L’épouse du nouveau président, a donné sa première interview. On y découvre une femme simple qui souhaite le rester



Interrogée par l’agence « Seychelles News », Linda Ramkalawan dit qu’elle n’a pas envie de se mettre sous les feux de la rampe. Elle remplira toutefois ses obligations de première dame. Agée de 57 ans, Linda a fait toute sa carrière dans le tourisme. Elle a débuté comme réceptionniste à l’hôtel Méridien grimpant jusqu’au poste de comptable avec toujours le même employeur pendant presque quarante ans. Avec la crise du Covid, elle s’est retrouvée sur le carreau comme les autres. Son pasteur de mari devenu Président de la République, elle voudrait se consacrer au soutien scolaire des enfants. Fervente chrétienne, Mme Ramkalawan déplore le trop grand nombre de divorces. Ne la cherchez pas sur Facebook, elle est résolument contre l’usage des réseaux sociaux.

 
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