L'actualité régionale du 28 octobre

océan indien
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Comores ©F.S.Y
Une descente musclée dans un supermarché de Moroni pour le contrôle des prix, la route du littoral encore retardée à a Réunion, le rapport d’Amnesty International sur la famine à Madagascar et un nouveau système de contrôle aérien en Tanzanie

COMORES

Les autorités passent à l’action contre les hausses de prix. A la grande surprise des clients, des policiers ont débarqué sans prévenir dans un supermarché de Moroni pour perquisitionner dans les rayons

C’était en milieu de matinée hier au Mag Market, une grande surface pas trop mal approvisionnée. Les forces de l’ordre ont débarqué et demandé au gérant de fermer boutique, invitant les clients à sortir. Les policiers avaient avec eux une liste de prix et ont examiné les tarifs affichés, trop chers selon eux. Le gouvernement avait promis en début de semaine que des contrôles seraient effectués contre les commerçants qui abusent. Le propriétaire du supermarché conteste. Selon lui les prix sont libres sauf pour quelques produits de première nécessité comme le riz importé par l’Etat. Actuellement les Comores souffrent de pénuries de beaucoup de produits de consommation courantes. Environ 300 containers sont bloqués en transit dans le port de Mayotte faute de navire pour les transborder.

LA REUNION

C’est la douche froide pour les automobilistes réunionnais : ils viennent d’apprendre que la route du littoral ne sera pas en service avant 2028

Cette route spectaculaire, l’une des plus chères du monde, qui serpente au-dessus de la mer à l’ouest de St Denis aurait dû être livrée depuis 2019 ou 2020. Elle devait coûter un milliard six cent mille euros, mais on sait déjà que la facture s’élèvera à plus de deux milliards. Le chantier est à l’arrêt, faute d’approvisionnement en roches pour réaliser le dernier tronçon. Si on continue sous forme de pont avec des piliers dans l’océan cela coûtera encore plus cher et ce sera plus long à réaliser. Pour la nouvelle présidente de la Région Réunion, Huguette Bello – qui n’a jamais vu ce chantier d’un bon œil – il faudra renégocier avec l’Etat qui assure pour le moment 797 millions d’euros ; il n’est

pas question pour elle que le surcoût soit assumé par la Région Réunion. Les embouteillages ont encore de beaux jours devant eux.

MADAGASCAR

Amnesty International tire la sonnette d’alarme sur la famine dans le sud de Madagascar. L’organisation pointe la responsabilité des pays riches

L’équation développée par Amnesty est la suivante : la sécheresse dans le sud-malgache est due au changement climatique, le changement climatique est dû au réchauffement provoqué par les émissions de gaz à effet de serre, les pays riches industrialisés émettent du carbone ; moralité : ils doivent payer. Le rapport a titre choc : « Il sera trop tard pour nous aider quand nous serons morts ». On y décrit une pauvreté extrême dans tout Madagascar mais particulièrement dans le sud où l’on est réduit « à manger des cactus pour survivre ». Amnesty produit ce document à l’attention des participants à la prochaine conférence mondiale sur le climat, la COP 26 qui aura lieu le week-end prochain à Glasgow en Ecosse.

TANZANIE

La Tanzanie dispose d’un tout nouveau système de contrôle aérien couvrant tout le pays. Il a été livré par la société française Thalès

Thalès vient de terminer l’installation du système de gestion du trafic aérien qui permettra de renforcer la sécurité et l’efficacité du trafic. Six aéroports, y compris celui de Zanzibar, disposent maintenant de radars dernier cri et des centres de contrôle automatique, des systèmes d’approche, permettant d’avoir une vue très précise de tout ce qui passe dans le ciel. C’est une excellente nouvelle pour les pilotes et leurs passagers. Dans le ciel africain il y a encore des zones non couvertes, obligeant les pilotes à se contrôler entre eux via les communications radio.