Le déni de la question de l’esclavage ne doit plus avoir de place auprès des élèves Mahorais

histoire
Elèves de Kaweni
Elèves de Kaweni ©Chafika SALIM M’KOU
La commémoration de l’abolition de l’esclavage c’est officiellement le 27 avril à Mayotte, mais dans les écoles, les élèves ont déjà commencé à se pencher sur cette part de notre histoire.

Cette année, le rectorat a sollicité la collaboration du conseil départemental et des archives, tous les élèves de 4ème sont mis à contribution autour d’ateliers à différents thèmes autour de l’esclavage.

Livres d'histoire esclavage
Livres d'histoire de Mayotte ©Chafika SALIM M’KOU

C’est par petits groupes que les élèves du collège de Kawéni 2 se penchent sur la traite négrière selon 3 thèmes : la traite et l’esclavage dans le bassin océan indien, les conditions de l’esclavage à Mayotte, et l’abolition en elle-même.

Doté d’une curiosité, les jeunes retiennent assez vite l’essentiel des informations données :

les arabes sont les 1ers commerçants à avoir amené des esclavages à Mayotte et de façon illégale

Islam, un élève de 4ème

Son camarade Kelya insiste sur l’importance de connaitre le passé, l’histoire de l’esclavage et la façon dont les Noirs ont été maltraités à l’époque.

Gilles Halbout à l'atelier sur l'esclavage
Gilles Halbout à l'atelier sur l'esclavage ©Chafika SALIM M’KOU

Au-delà des enseignements généraux, fondamentaux et de la culture française, le rectorat de Mayotte veut donner un plus aux élèves de l’île, en contextualisant l’enseignement en histoire, en géographie et dans d’autres disciplines. Le but final étant de faire en sorte à ce que les jeunes aient conscience de leur propre histoire, de leur propre culture et de ce qui est arrivé sur le territoire.

Le déni de la question de l’esclavage ne doit plus avoir de place auprès de la nouvelle génération. Celle-ci doit connaitre le passé afin de mieux construire l’avenir. Et pour cela, en plus de l’enseignement scolaire, les archives départementales constituent un outil essentiel.