Marché de Mamoudzou, difficile d'avoir la banane

économie
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Des revendeurs autour d'une voiture de livraison de bananes sur la marché de Mamoudzou ©C ALI
La scène est bien connue de tous ceux qui fréquentent le marché de Mamoudzou, mais depuis les débuts du ramadan, elle s’est amplifiée.
Dès qu’une voiture qui transporte des bananes s’approche du marché, des hommes et des femmes la prennent en chasse.
La galanterie n’a pas sa place ici, ça se bouscule et l’on se traite de tous les noms. C’est à celui qui mettra la main sur les plus beaux régimes et les plus nombreux possibles.
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Il s’agit des revendeurs. Ils sont les premiers à venir au marché très tôt le matin. Certains vont négocier bien avant, avec les grossistes, qui se déplacent eux-mêmes en brousse, dans les champs, négocier avec les producteurs. Ceux-là ne participent pas à la cohue.
Ce sont en fait ses intermédiaires qui font la loi dans le marché de la banane par leur  immiscion dans une filière commerciale très mal organisée .
La banane est une valeur sure qui s’écoule très bien, quelque soit la période de l’année. C’est sans doute le met traditionnel le plus apprécié et le plus consommé. Pendant le mois de ramadan, sa valeur augmente et l’on peut parler de véritable spéculation.
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Ce n’est pas pour rien que la banale est le produit le plus volé dans les champs à Mayotte.
Et en fin de matinée, quand les clients se présentent  aux revendeurs, ce sont des marchandises sur lesquels de nombreux intermédiaires se sont engraissés qui leur sont vendus.
Une situation normale qui pourtant est très vécue par les clients à une telle époque de l’année. Il est difficilement admis qu'un musulman profite de la ferveur du mois de ramadan pour se faire de l’argent sur les croyants.
 
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