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Mayotte : premiers cas de dengue depuis 2015

Depuis le 31 mars 2019 les autorités ont recensé neuf cas de dengue à Mayotte. Trois d’entre eux seraient le fait d’une contamination locale.
 

Lutte contre le paludisme, ARS annonce un bilan positif.
Lutte contre le paludisme, ARS annonce un bilan positif.
  • Yoram Melloul et Ali Chamsudine
  • Publié le
Pour la première fois depuis 2015 neuf cas de dengue ont été découverts à Mayotte. Fait nouveau, trois des personnes contaminées ont déclaré n’avoir fait aucun voyage récent en dehors de l’île. Pour l’Agence Régionale de Santé (ARS) cela peut être révélateur d’un début de circulation local du virus.
Olivier Reilhes, le directeur adjoint veille et sécurité de l’ARS Océan Indien explique qu’on « ne peut pas établir de lien entre les personnes qui ont été contaminées à Mayotte. Elles ont certainement étaient piquées à proximité de personnes qui ont contracté la maladie en dehors de l’île. »
 

Comment se protéger ?


Tout d’abord il faut limiter au maximum les piqûres de moustiques. Pour cela l’agence régionale de santé conseille d’appliquer des répulsifs sur la peau. « Le moustique Aedes,  porteur de la dengue, a pour particularité de piquer la journée et en dehors des habitations, précise Olivier Reilhes. Il faut tout particulièrement se protéger au lever et au coucher du soleil. C’est à ce moment qu’il est le plus actif. »
Il ne faut pas oublier d’éliminer au maximum l’eau stagnante. Comme l’indique l’ARS, le moustique Aedes est particulièrement friand des petits récipients d’eau. C’est là que ses larves prolifèrent.
 

Quand consulter un médecin ?


La dengue peut donner de fortes fièvres, des maux têtes et des douleurs musculaires ou articulaires. Elle peut également causer une grande fatigue. Si jamais ces symptômes sont observés, il faut consulter un médecin. C’est lui qui, ensuite, donnera la marche à suivre.
Prévenir son médecin permet aussi à l’ARS de recenser chaque cas pour observer l’évolution de la maladie et s’adapter à la menace. Pour Olivier Reilhes « les services sanitaires sont prêts en cas d’épidémie. Mais nous n’en sommes pas du tout là. »
 

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