publicité

A Moroni, la répression se durcit

A Moroni, la psychose règne. L’on peut presque parler de rafles dans les milieux politiques de l’opposition. Un mouvement, le Hury, est particulièrement visé. Son  leader, Achmet Said Mohamed  a fui le pays. Les journalistes font aussi les frais de cette vague de répression.  
 

  • Par Bruno Minas
  • Publié le
Depuis la tenue de l’élection présidentielle en Union des Comores le 24 mars, la situation politique est tendue. Déjà un peu avant, deux journalistes très suivis  avaient été placés en  détention.  D ailleurs,  Abdallah Agwa et Oubeidillah Mchangama sont toujours emprisonnés sans jugement depuis 2 mois.

La situation ne s’est pas arrangée loin de là. Les arrestations se poursuivent de façon quasi quotidienne. Si bien que l’ex candidat à la présidentielle, Achmet Said Mohamed a pris la poudre d’escampette. Il serait en ce moment en France après un passage ici à Mayotte qu’il aurait rejoint par kwassa.  Plusieurs membres de son mouvement Hury sont soit à la gendarmerie soit en mandat de dépôt. L’on peut citer par exemple, Nizar Ahmada, un chirurgien réputé exerçant à Moroni, Saleh Assoumani un comptable ou  encore Chamsoudine Soudjay , qui travaillait à l’Asecna.

Le but du régime est sans doute d’étouffer dans l’œuf toute idée de contestation. Pour l’instant, il y parvient. A Moroni, la psychose est telle que chacun se dit qu’il  sera  sans doute le prochain à se faire arrêter

Sur le même thème

  • Comores

    Crise politique aux Comores : majorité présidentielle et opposition irréconciliables

    L'élection à la présidence des Comores d'Azali Assoumani avec 59,09 % des suffrages n'a pas atténué les tensions. L'officialisation de l'opposition a formé un Conseil National de Transition. A La Réunion et en métropole, les Comoriens dénoncent "les abus du pouvoir et l'absence de démocratie".
    08 Avril
  • Comores

    Les Comoriens de La Réunion lancent un appel à la paix

    Environ 150 personnes étaient réunies dimanche 7 avril sur l'esplanade des Droits de l'Homme à Champ-Fleuri à Saint-Denis. Elles ont répondu à un rassemblement pour la paix aux Comores lancé par la diaspora à travers la France et dans le monde.
    08 Avril
  • Comores

    Est-ce cela la dictature ? 

    Malgré de nombreuses intimidations dans un pays où la liberté de la presse est très souvent bafouée, Faiza Soulé Youssouf correspondante de Mayotte la 1ere à Moroni a toujours revendiqué sa liberté d’informer. Elle nous livre ici, une ode contre la dictature qui gangrène les Comores.
     

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play