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A Moroni, la répression se durcit

A Moroni, la psychose règne. L’on peut presque parler de rafles dans les milieux politiques de l’opposition. Un mouvement, le Hury, est particulièrement visé. Son  leader, Achmet Said Mohamed  a fui le pays. Les journalistes font aussi les frais de cette vague de répression.  
 

  • Par Bruno Minas
  • Publié le
Depuis la tenue de l’élection présidentielle en Union des Comores le 24 mars, la situation politique est tendue. Déjà un peu avant, deux journalistes très suivis  avaient été placés en  détention.  D ailleurs,  Abdallah Agwa et Oubeidillah Mchangama sont toujours emprisonnés sans jugement depuis 2 mois.

La situation ne s’est pas arrangée loin de là. Les arrestations se poursuivent de façon quasi quotidienne. Si bien que l’ex candidat à la présidentielle, Achmet Said Mohamed a pris la poudre d’escampette. Il serait en ce moment en France après un passage ici à Mayotte qu’il aurait rejoint par kwassa.  Plusieurs membres de son mouvement Hury sont soit à la gendarmerie soit en mandat de dépôt. L’on peut citer par exemple, Nizar Ahmada, un chirurgien réputé exerçant à Moroni, Saleh Assoumani un comptable ou  encore Chamsoudine Soudjay , qui travaillait à l’Asecna.

Le but du régime est sans doute d’étouffer dans l’œuf toute idée de contestation. Pour l’instant, il y parvient. A Moroni, la psychose est telle que chacun se dit qu’il  sera  sans doute le prochain à se faire arrêter

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