"On a perdu la guerre contre le variant sud-africain"

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La situation sanitaire a évolué à vitesse grand v, dans le mauvais sens, en quelques jours. Conséquence, la préfecture a confiné, dès ce jeudi soir, les communes de Dzaoudzi-Labattoir, de Pamandzi et de Bouéni. 

En quinze jours, le nombre d'admissions en médecine, de patients touchés par le covid, a explosé au CHM. Il a quasiment été multiplié par 6 en deux semaines, passant de 8 à 40 aujourd'hui. L'ARS annonçait même, mercredi, 39 hospitalisations au 27 janvier contre 23 deux jours plus tôt.

Une mission d'observation des militaires a débuté ce jeudi matin à Mayotte. Objectif, rendre possible l'installation d'un élément militaire de réanimation (EMR) composé de 5 lits de réanimations supplémentaires. Si cela est validé, il porterait les capacités du CHM à 37 lits en réanimation. On se rappelle qu'en mai 2020, un EMR de 10 lits avait été installé au CHM. A l'heure actuelle, quatre personnes sont admises dans le service réanimation.

Face au variant Sud-Africain, "on a perdu la guerre" annonce un médécin. 

Les autorités annoncent que le nombre de personnes atteintes par le variant sud africain est désormais porté à 50. Sauf qu'il faut une dizaine de jours pour confirmer la présence du variant dans les tests. Les séquençages sont effectués dans l'hexagone.

Tout laisse à penser qu'à l'heure actuelle, le nombre de personnes atteintes par le variant est beaucoup plus important que les chiffres dévoilés, qui correspondent à la situation sanitaire d'il y a plusieurs jours. De quoi laisser supposer que le confinement pour l'ensemble du département sera bientôt décidé. Dominique Voynet l'a abordé lors d'un point presse ce matin.

Le plus efficace serait un confinement général, mais nous avons vu les dégâts dans la société qu’a provoqué le premier confinement, notamment pour l’accès à l’eau, l’économie informelle.

Dominique Voynet, directrice de l'ARS Mayotte