publicité

Moralisation de la vie publique

Le MODEM, allié de la République en marche au gouvernement est en pleine tourmente. La ministre des armées, Sylvie Goulard, a démissionné de son poste hier.

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
Sylvie Goulard, a demandé à ne plus faire partie du gouvernement. Dans un communiqué, elle fait part de sa volonté de démontrer sa « bonne foi » quant à l’enquête préliminaire visant son parti, le MoDem. Il s’agit de l’enquête portant sur l’emploi fictif d’attachés parlementaires payés par le parlement européen mais employés par le MODEM.
 
« Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen » – explique la ministre – « je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli. »
Le président de la République, Emmanuel Macron, « a accepté » le départ de Sylvie Goulard et « respecte son choix », a fait savoir l’Elysée. 
 
Cette démission est la deuxième dans le gouvernement, après celle de Richard Ferrand, ce dernier, mis en cause dans une affaire immobilière, a annoncé hier qu’il ne ferait pas jouer son immunité parlementaire en cas de poursuite.

Un nouveau gouvernement doit être annoncé sous peu, mais les choses se compliquent pour Emmanuel Macron, le départ de Sylvie Goulard n’était pas plus prévu que celui de Richard Ferrand.
 
Au lendemain de la victoire de La République En Marche aux législatives, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, annonçait qu'"un remaniement technique et non d'ampleur" se profilait.
Mais là c’est tout autre chose, d’autant que de plus en plus de commentateurs pensent que deux autres ministres pourraient se retrouver sur la sellette, deux ministre MODEM : François Bayrou, en charge de la justice et Marielle de Sarnez, des relations européennes.
François Bayrou dit qu’il a vocation à rester au gouvernement, tandis que Marielle de Sarnez n’a pas caché qu’elle se verrait bien chef du groupe parlementaire MODEM à l’Assemblée.
 
Bref cela donne donne l’impression de partir dans tous les sens.
 
Cela part dans tous les sens aussi à droite. Les Républicains sont en train de se séparer à l’Assemblée.
 
Oui il y aura deux groupes des Républicains. Les « Républicains contructifs » derrière Thierry Solère ; c'est-à-dire ceux qui sont prêts à travailler avec la « République en Marche ». « Nous, on n’est pas en Marche, mais on veut que ça marche ! » a lancé Thierry Solère.  Et d’autre part les « Républicains d’opposition », autour de Christian Jacob qui veulent donc s’opposer de manière systématique au gouvernement Macron.
On se retrouve donc avec des frondeurs du côté des Républicains.

Jean-Luc Mélenchon a fait une entrée remarquée à l’Assemblée, en compagnie de ses troupes de la « France Insoumise », un groupe de 16 députés.
 
Le tribun de La France insoumise a fait  une entrée tonitruante comme à son habitude dans la cour de l'Assemblée. Jean-Luc Mélenchon est arrivé en compagnie des autres élus FI, en se proclamant « porte-voix du pays » et en criant « résistance » face aux projets du président Macron
L’ élection de 16 députés LFI au second tour des législatives, tous nouveaux au Palais-Bourbon, « c'est un événement historique » et « tous, on a beaucoup de fierté », a déclaré Jean-Luc Mélenchon.
Il a levé le poing en l’air en criant « Résistance ! », donnant ainsi le ton avant même que commence le travail parlementaire.
 
Jean-Marie le Pen a voulu se rendre au bureau politique du Front National hier matin, mais il a trouvé une grille fermée ; constatant une nouvelle fois qu’on ne veut plus de lui.

Jean-Marie le Pen a organisé une mise en scène accompagné de nombreuses caméras. Il a déploré que sa fille lui fasse ça le jour de son anniversaire. Jean-Marie le Pen a appelé à la démission de sa fille Marine le Pen ; et n’a pas manqué de rappeler qu’il a financé sa campagne. La justice lui a donné raison dans son procès contre sa fille ; il est toujours « Président d’Honneur » du FN, mais reste persona non-grata dans le parti qu’il a fondé.
 
224 femmes ont été élues en comptant  Ramlati Ali . Parmi ces femmes, de nombreuses nouvelles députées de la « République en Marche » qui ont des profils personnels très variés.

Elles viennent souvent de milieux professionnels très éloignés de la politique, on peut citer par exemple
Bérangère Abba 40 ans, députée dans la Haute-Marne est  commerçante, propriétaire d'un magasin de lingerie,
Aude Amadou, députée de Loire-Atlantique est une ancienne handballeuse professionnelle de 37 ans, elle gère aujourd'hui une agence d'événementiel sportif dans la banlieue de Nantes.
Aina Kuric, députée dans la Marne est oenologue
 Claire Pitollat, députée des Bouches-du-Rhône est ingénieure en aéronautique
Typhanie Degois, députée de la Savoie. C’est  la benjamine de REM. Elle a 24 ans, étudiante en droit,  elle va entrer à l'Assemblée alors qu’elle a encore sa carte d’étudiante.
 
Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb veut « une réflexion globale sur l’immigration et le droit d’asile »
 
Un « plan migrants » doit être bientôt annoncé. Il pourrait prévoir l’ouverture de centres d’accueil sur le territoire français.
Gérard Collomb  a confié que cet accueil humanitaire que la France refuse aujourd’hui aux arrivants pouvait constituer « une partie de la réponse au problème » mais qu’elle devait s’inscrire dans « une réflexion plus globale sur l’immigration et le droit d’asile ». Il en sera question dans les semaines qui viennent avec la nomination prévue d’un haut-commissaire aux réfugiés.

Le ministre de l’intérieur n’a pas manqué de rappeler que si l’on devait protéger les réfugiés, il fallait renvoyer les migrants économiques. C’est ce qu’avait répété à plusieurs reprises Emmanuel Macron lors de sa campagne.


 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play