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Revue de presse

Le tour de l'actualité dans l'océan indien

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le

COMORES

Aux Comores, toute la presse revient sur les incidents, la bagarre générale, de vendredi dernier à l’ouverture de la session parlementaire. Sans parler des réseaux sociaux sur lesquels on trouve des quantités de commentaires sur cette affaire assez embrouillée. A l’origine il s’agit de trois conseillers des iles du parti Juwa, désignés pour devenir membre de l’assemblée nationale. Aux Comores une partie des députés est élue directement par la population, et d’autres députés viennent des conseils des Iles, c'est-à-dire que ce sont des élus locaux qui viennent grossir les rangs de la représentation nationale.
Le pouvoir aurait essayé d’empêcher une plus grande représentation de Juwa (le parti de l’ancien président Sambi) qui est pourtant allié officiellement du parti au pouvoir ; mais tout n’est pas si simple.
Al Watwan propose une longue interview de Fahmi Said Ibrahim, le ministre de la justice, lui-même issu du parti Juwa. Il essaie de recoller les morceaux d’une alliance avec le parti du pdt Azali, la CRC.

Une page éducation dans le quotidien Al Watwan qui pose la question :
« Faut-il supprimer le département de Langues étrangères appliquées (Lea) à l’Université des Comores? » Certains acteurs du système éducatif ne se privent plus de dire que cette filière, ne serait pas «en phase avec les réalités nationales et n’apporte rien au pays».
Selon l’ancien secrétaire général au ministère de l’Education nationale et un des cadres ayant participé, en 2003, à la création de l’université, Saïd Omar Said Hassane, «s’il y a un département à supprimer, c’est bien celui de Lea dont les lauréats ne maitrisent ni l’anglais, ni l’arabe ni l’administration. Il est devenu un fourre-tout»
les étudiants arriveraient en Lea avec de nombreuses lacunes accumulées depuis le collège.
Le chef du département, Mohamed Abdou Moindjié, estime que les relevés de notes du bac les induisent, la plupart du temps, en erreur. «Nous accueillons des étudiants qui obtiennent des notes de 15/20, voire plus, en arabe ou en anglais, mais une fois à l’Udc, nous constatons qu’ils n’ont pas du tout le niveau».

« Alors, faut-il supprimer le département de Lea ? Les avis divergent les jeunes diplômés de la filière trainent leurs lacunes. Tels des boulets. »  

Education toujours, dans Al Watwan
Le Ministère de l’Education nationale : Une administration paralysée
Plus de quinze jours après avoir suspendu Saïd Abdou Djaé de son poste de secrétaire général du ministère de l’Education nationale, le ministre Abdou Mhoumadi peine à faire respecter sa décision. Il est, en effet, confronté au refus de l’intéressé qui s’accroche toujours à ses fonctions, malgré la nomination d’un inspecteur général de l’Education nationale, Amroine Darkaoui, pour assurer l’intérim.

Saïd Abdou Djaé a été suspendu le 25 mars dernier pour «insubordination et vision obtuse de la chose éducative et administrative ».
Mais Saïd Abdou Djaé a refusé de procéder à la passation de service».

Avec deux secrétaires généraux, le ministère fait ainsi face à une double gestion. Amroine Darkaoui «gère tout ce qu’un secrétaire d’un ministère doit gérer», mais il n’aurait pas accès à certains dossiers, encore aux mains de Saïd Abdou Djaé.  

Une source haut placée du ministère affirme que Djaé a été convoqué à la gendarmerie pour «restituer tout ce qui se rapporte à ses fonctions de secrétaire puisqu’il est désormais suspendu».
Mais, contre vents et marées, il garde encore le véhicule et le bureau.
« une tête devra tomber. Reste à savoir laquelle… » conclut Al Watwan       
 
Seychelles

« Les récifs coralliens des Seychelles sont gravement en danger » dit « Seychelles News Agency ». C’est la conséquence des dommages subis lors du réchauffement El Niño l'année dernière et de l'effet général du changement climatique.
Un biologiste marin explique « Le niveau de blanchissement des coraux actuellement est similaire à la catastrophe de blanchiment qui s'est produite en 1998, lors de laquelle jusqu'à 97 pour cent des coraux dans certaines zones ont été blanchis ce qui a eu pour conséquence pour de nombreux récifs autour des îles de s'effondrer ».
« Le corail blanchi continue de vivre, mais sans ses algues symbiotiques colorées, il perd la majeure partie de sa source alimentaire et devient extrêmement vulnérable aux maladies, aux prédateurs et aux organismes envahissants comme les algues et les éponges. Si la température de l'eau reste élevée, le corail va mourir ».
Nature Seychelles, une organisation non gouvernementale locale, a lancé le premier programme scientifique de restauration. En prenant des coraux qui ont survécu au blanchiment de 1998, l'organisation a cultivé plus de 45 000 fragments de coraux dans des pépinières sous-marines et a planté une zone dégradée dans la réserve spéciale de l’Ile Cousin couvrant la taille d'un terrain de football.
Pour un état insulaire comme les Seychelles, les récifs coralliens sont extrêmement importants car ils contribuent aux deux secteurs les plus importants de l'économie du pays: le tourisme et la pêche.

MAURICE
 
Une question taboue fait surface dans le quotidien « le Mauricien » : Faudrait-il dépénaliser le cannabis » (le « gandia » comme on l’appelle à Maurice)? La question est posée par le leader d’un parti politique, Alan Ganoo, chef du mouvement patriotique. Il explique qu’il était contre la dépénalisation avant  « me mo lespri inn koumans ouver » autrement dit, il commence à changer d’avis.
(Les journaux mauriciens ont cette particularité de mélanger dans le même article le français, l’anglais et le créole selon les citations des uns et des autres)
le Dr Vinod Ramkoosalsing (psychiatre qui est à l’origine du programme de substitution à la méthadone) a, de son côté, marqué les esprits en expliquant qu’il a revu ses positions sur le gandia. La dépénalisation serait, selon lui, une solution contre la recrudescence de la consommation de drogues dures. Il préconise même la culture réglementée du cannabis.
D’ici à ce que le législateur prenne ce chemin, on est encore loin du compte.

 MADAGASCAR

La presse malgache suit toujours au jour le jour l’affaire de l’arrestation de la conseillère du président accusée de corruption et de détournements de fonds.
Claudine Razaimamonjy : est toujours hospitalisée en qualité de détenue et les Visites lui sont interdites.
D’autres conseillers du président  sont dans le collimateur croit savoir « Midi-Madagascar
Et comme une affaire n’arrive jamais seule, « l’Express de Madagascar » évoque la comparution en cour criminelle de deux dirigeants de l’ORTM, la télévision nationale. L’ancien directeur général et son directeur de cabinet sont accusés d’avoir détourné de l’argent, et du matériel, notamment six groupes électrogènes.


MOZAMBIQUE


Le journal 0’pais évoque un sujet qui nous touche de près. L’accès à l’eau potable. Le quotidien révèle que la moitié de la population de la province du Zambèze n’a pas accès à l’eau potable. Cela représente 2 millions de personnes.  Le gouvernement vient d’annoncer le début des travaux pour la réhabilitation de six réseaux de distribution ; des travaux qui se montent à près de 5 millions d’euros.
 
Toujours au Mozambique les services fiscaux s’attaquent aux hôtels de tourisme et chambres d’hôtes qui ne paient pas les taxes hôtelières. Cela arrive souvent. Il suffit que le touriste ait payé à l’avance son séjour depuis l’étranger, et le tour est joué. « Nous allons vérifier désormais les registres d’entrée des visiteurs » prévient la patronne des services fiscaux.
 
        
 

 
 

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