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Revue de presse régionale 29 juin 2017

  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le , mis à jour le
LA REUNION

La presse annonce l’arrivée d’un nouveau préfet : Amaury Saint Quentin. Il a exercé notamment en Guadeloupe. Il succède à Dominique Sorain qui a été nommé directeur de cabinet de la nouvelle ministre des Outre-mer, Annick Girardin.
Il aura à gérer une nouvelle crise entre les industriels sucriers et les planteurs de canne. Les planteurs demandent une augmentation du prix de la canne livrée à l’usine, et menacent de ne pas démarrer la campagne de coupe. Depuis plusieurs jours les réunions de négociations et les manifestations se succèdent à propos de ce conflit. La préfecture était bloquée hier soir par un rassemblement de planteurs.

MADAGASCAR

Si le président de la République Hery Rajaonarimampianina a pris des mesures extrêmes pour sa sécurité durant les festivités du 26 juin, c’est soit il a reçu des faux renseignements, soit il ne fait plus confiance aux éléments des forces de l’ordre. Du Palais d’Etat d’Iavoloha au stade de Mahamasina, la Présidence a utilisé deux limousines (Mercedes) blindées, chacune portant la même plaque. A la tribune du stade de Mahamasina, le chef de l’Etat qui a porté un gilet pare-balles, a été placé dans une vitrine blindée, le protégeant contre d’éventuel attentat en plein défilé militaire. Le Premier ministre a déclaré hier que des hauts responsables étatiques vont être limogés, les regards se tournent en premier lieu vers les hauts gradés occupant des postes de responsabilité au sein des forces de l’ordre.
En attendant le président Rajaonarimampianina a été reçu à l’Elysée hier après-midi par Emmanuel Macron. Visite de courtoisie où les deux hommes ont évoqué la coopération franco-malgache. Sans doute, les deux présidents auront évoqué l’insécurité dans laquelle vivent de nombreux ressortissants français dans la grande Ile.
Selon « Midi Madagascar », le président Hery Rajaonarimampianina veut donner une nouvelle orientation à sa politique, en annonçant sa volonté de ne pas dépendre des bailleurs de fonds traditionnels. Aujourd’hui, le chef de l’Etat veut des relations « gagnant-gagnant » et non plus soumises à des conditionnalités contraignantes.
Des financements ont été promis pour redresser la situation économique du pays, mais ils sont soumis à des conditionnalités que le régime ne peut pas respecter. Jusqu’à présent, aucun décaissement n’a été fait. Les bailleurs de fonds traditionnels refusent les octrois de subventions faites à la Jirama ou à Air Madagascar. Et pourtant, le pouvoir en place ne se résigne pas à suivre ces injonctions car il y va de sa survie. C’est donc la raison pour laquelle il a commencé à se tourner vers des sources de financement différentes. Tout cela n’est pas dit directement, mais on le comprend à demi- mot. Le premier personnage de l’Etat n’hésite pas à demander le respect de la souveraineté nationale.
En fait, le président Hery Rajaonarimampianina se tourne de plus en plus vers la Chine qui ne pose aucune condition démocratique, ni de bonne gouvernance aux pays africains, mais qui entend profiter pleinement des matières premières.
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Dans « L’Express » de Madagascar on peut lire un reportage sur la récolte de vanille dans la région de Sambava, au nord-est de la Grande Ile.
Le cyclone Enawo, la violation des règles et la recrudescence des vols de gousses sur pied n’ont pas démotivé les opérateurs. « La campagne a démarré depuis une semaine, mais la qualité n’est pas très bonne. La récolte se vend quand même car la demande en vanille est forte sur le marché international.

MAURICE

Parmi les nombreuses affaires de drogue évoquées tous les jours dans la presse mauricienne il y a cette scène à l’aéroport, filmée par une caméra de surveillance, digne d’un scénario de film policier, que raconte « l’Express de Maurice ».
Deux personnages : un homme d’affaire malgache qui prend souvent l’avion et un policier mauricien en poste à l’aéroport.
Après sa descente d’avion, le malgache va aux toilettes situées dans le hall d’arrivées, vis-à-vis du comptoir de l’immigration. Peu après l’officier de police des frontières entre et sort des toilettes à deux reprises avec quelque chose dans les mains.
Deux sachets en plastique contenant la drogue. Tous les deux sont en prison.
Une autre affaire, dans le journal « Le Mauricien » cette fois. Un couple de français est entre les mains de la justice. Ils ont fui la région de Toulouse où ils sont poursuivis pour le détournement de 10 millions d’Euros de leur entreprise de transport. Tous deux ont été arrêtés par la police mauricienne à la demande de la justice française qui demande leur extradition. Devant le juge mauricien le couple a dit qu’il voulait se rendre lui-même à la justice française en revenant au pays par ses propres moyens. Mais la réponse est négative. Ils devront attendre l’extradition en bonne et dur forme, même si cela peut prendre des mois de procédure.

TANZANIE

Une violente diatribe du président tanzanien contre les homosexuels est évoquée dans la presse de plusieurs pays, du Mozambique jusqu’à la Grande Bretagne.
« Même les vaches désapprouvent l’homosexualité » déclare le président John Magufuli. Dans la foulée le premier ministre tanzanien a annoncé que des mesures sévères allaient être prises. Les membres d’associations de défense des homosexuels seront arrêtés, et les étrangers qui aident les actions de ce type seront expulsés du pays. « Même si cela doit nous coûter de l’aide internationale » dit le président. En Tanzanie comme dans beaucoup de pays africains l’acte homosexuel est puni par la loi : trente ans de prison. Dans d’autres pays c’est pire ; au Zimbabwe les homosexuels encourent la peine de mort.
D’ailleurs le discours du président tanzanien ressemble à celui de Robert Mugabe sur ce même sujet. Dans le même registre de comparaison animalière, le président zimbabwéen avait déclaré que les homosexuels étaient pires que des porcs.

MOZAMBIQUE

Le journal « Noticias » rend hommage au bricolage astucieux d’un jeune adolescent qui a fabriqué une machine à laver à pédales en reliant tout simplement un vélo posé sur une béquille, la chaine entrainant le tambour d’une machine à laver et le tour est joué. Une manière de laver le linge de manière écologique en économisant de l’électricité tout en faisant du sport.
 
BRUNO MINAS


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