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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le

MADAGASCAR

Le site de RFI nous apprend la condamnation exemplaire prononcée par la justice de Singapour, à l’encontre d’un de ses ressortissants. L’homme, considéré comme étant le cerveau d’une grosse affaire de trafic illicite de bois de rose, a été jugé coupable d'avoir importé illégalement 30 000 rondins de bois de rose en provenance de Madagascar.
Le 14 mars 2014, un bateau transportant plus de 3 000 tonnes de bois de rose provenant de Madagascar est intercepté dans le port de Singapour, occasionnant une saisie record, d'une valeur estimée à 47 millions d'euros.
L'homme d'affaires avait affirmé qu’il disposait des autorisations d'exportation. Pourtant, depuis 2009, la législation malgache interdit toute exportation de bois de rose.
L 'importateur et son entreprise ont été  condamnés ce jeudi  par la Haute Cour de Singapour. Les peines n'ont p.as encore été prononcées mais l'avocat général a requis 18 mois de prison et 470 000 euros d'amende.
Le verdict a été salué par les autorités malgaches qui ont mis plus d'un an à s'impliquer dans cette affaire et qui ont finalement intenté une action, au civil, contre l'importateur.
« Le combat à mener maintenant, c'est de pouvoir saisir ce bois de rose au nom de l'Etat malgache en tant que patrimoine national » a fait savoir le secrétaire général du ministère de l'Environnement. 
 
 

MAURICE

Une affaire de biscuits qui prend des proportions incroyables à l’Ile Maurice, et qui amènera l’opposition au parlement à déposer demain une motion de défiance contre la présidente de l’assemblée.  
Au magasin duty free de l’aéroport de Plaisance on vend des boites de biscuits mauriciens au prix de 15€. A l’intérieur d’une boite en carton  estampillée « souvenir de Maurice » se trouvent deux paquets de petits biscuits.  On trouve les mêmes dans les commerces de l’Ile à environ 30 centimes d’euros l’unité. Autrement dit ces mêmes biscuits sont vendus 25 fois plus cher en duty-free.  
Jusque là, rien d’extraordinaire, c’est un gentil petit attrape-nigaud comme on en voit souvent dans lieux touristiques sauf que l’adresse de l’entreprise qui commercialise ces boites est celle de la résidence de la « speaker of parliament », c'est-à-dire la présidente du parlement mauricien Maya Hanoomanjee. En fait c’est sa fille Sheila Hanoomanjee, femme d’affaire, qui a lancé ce commerce juteux où le consommateur paie l’emballage beaucoup  plus cher que le contenu. Elle se défend en affirmant qu’elle « offre un produit unique et novateur ».
Il n’était sans doute pas prudent de domicilier l’entreprise chez sa mère la présidente du parlement qui n’a pas à faire du commerce. « Il faudra s’attendre à des débats marathon » nous dit le quotidien « le mauricien ». D’autant qu’il n’y a pas que cette affaire de biscuits mais bien d’autres qui pourrissent la vie politique mauricienne en ce moment.
Nous avons évoqué la semaine dernière une autre histoire bien plus grave d’importation de drogue dans laquelle des soupçons pèsent sur des politiciens et sur des douaniers.

 

COMORES

La presse revient sur la démission annoncée en fin de semaine dernière du maire de Moroni. En fait Dada Mustapha Chamsoudine, premier adjoint, faisait office de maire depuis que le titulaire du poste, Mohamed Daoudou (alias Kiki de la République) a été nommé ministre de l’intérieur.
 
Dans une conférence de presse Mustapha Daoudou explique que le ministre de l’intérieur aurait dû lui transmettre ses pouvoirs de maire. « Malheureusement, le ministre de l’intérieur continue à mener son rôle de maire malgré sa nomination», explique-t-il.
« Il intervient à contre-courant de mes décisions et de mes actions, à l’exemple de la lutte contre les conteneurs et les cabanons sur les bords de routes que le ministre est venu contrarier, ou aussi le staff de l’administration de la mairie, recruté par lui-même dont certains refusent de m’obéir et font tout pour bloquer mes initiatives »
 
Mustapha Chamsoudine avait été invité  à Mayotte l’année dernière à l’occasion du congrès des maires d’Outre-mer.

 
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