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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
COMORES
L’Union des Comores n’a plus de Cour Constitutionnelle. Le président de la République a rayé cette institution d’un coup de plume.


C’est par une « décision » présidentielle signée, et une brève annonce à la télévision nationale, que la présidence comorienne s’est débarrassée d’un maillon essentiel des institutions du pays. La Cour Constitutionnelle n’existe plus. Pour justifier sa décision, le président Azali « constate » que la Cour ne fonctionnait plus. Ce qui n’est pas faux, et pour cause : le président n’a jamais nommé les membres pour remplacer ceux qui étaient arrivés en fin de mandat, et n’a jamais non plus accepté de recueillir les prestations de serment des juges nommés par les gouverneurs des îles. Le papier annonçant la « décision » présidentielle indique que c’est désormais la Cour Suprême qui remplacera la Cour Constitutionnelle. La Cour Suprême est présidée par un proche d’Azali Assoumani.
La question de savoir si cette décision respecte ou pas la constitution ne sera sans doute jamais tranchée dans la mesure où seule… la défunte Cour Constitutionnelle aurait pu en juger.

MADAGASCAR
A Madagascar, le maire de Majunga a réussi à sauver son siège malgré les tentatives du pouvoir de le destituer.


Mokhtar Salim Andriatomanga, maire de Majunga est un partisan déclaré de l’ancien président de la transition Andry Rajoelina, lui-même candidat à la prochaine présidentielle. Le maire avait organisé un grand meeting il y a deux semaines dans sa ville,  mais les autorités avaient empêché le candidat Andry Rajoelina, de voyager vers Majunga. Une réunion du conseil municipal avait été ensuite organisée par des conseillers proches du pouvoir pour destituer le maire. La manœuvre a tourné court. La population de Majunga s’est rendue nombreuse à l’hôtel de ville pour soutenir son maire. Finalement, le conseil .a décidé à la majorité de rejeter la demande de destitution.

LA REUNION
A la Réunion, les femmes de pêcheurs se mobilisent pour sauver la pêche artisanale.


De 500, le nombre de pêcheurs artisanaux est passé à 160 en 10 ans selon le site de Réunion la 1ère. Le Collectif des Femmes de Pêcheurs de La Réunion lance un appel au secours, les conditions de vie se dégradent. En cause : le prix du poisson payé au pêcheur artisanaux au même prix que le poisson de la pêche semi-industrielle, pourtant moins frais puisque pêché 12 jours plus tôt.
De plus, contrairement à la métropole, le prix est constant toute l’année. Il n’y a pas de ventes à la « criée ». Une situation injuste et incompréhensible selon le collectif des Femmes de Pêcheurs de La Réunion.
Les femmes de pêcheurs demandent une réorganisation de la filière.

TANZANIE
Il pleut des cordes à Dar es Salaam, à tel point que la circulation est devenue impossible dans le centre ville. Tous les transports en commun ont été interrompus en raison des inondations.

Avril est habituellement le mois le plus pluvieux dans la capitale économique tanzanienne. Mais cette fois cela dépasse toutes les prévisions. De gros travaux avaient été réalisés pour améliorer la voirie et l’écoulement des eaux, mais ils ne suffisent pas à résister aux pluies diluviennes. Dans un éditorial le journal « The Citizen » se demande si « Dieu n’a pas oublié de fermer un robinet grand ouvert ». Le journal rapporte que les séances de prière se multiplient pour que la pluie cesse.


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