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Revue de presse régionale du 10 mai 2018

  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le
COMORES MAYOTTE

La suspension des visas pour tous les comoriens, décidée par la France, fait encore la une de la presse comorienne.


La réaction du ministre comorien des affaires étrangères Souef Mohamed Elamine disant « Nous refusons de nous agenouiller devant la France » a fait le gros titre d’ « Al-Watwan ». Le journal écrit que « Souef Mohamed El-Amine paraissait légèrement irrité alors que depuis le début des tensions entre les Comores et la France, il avait toujours su garder un visage impassible ».

« Pour ce qui est de la réciprocité de la diplomatie comorienne face à la mesure prise par les autorités française, il lâchera : “la diplomatie comorienne ne fonctionne pas de la même manière que la diplomatie française. La France utilise la force quand les Comores privilégient le dialogue”. Il préviendra quand même :“nous avons d’autres moyens et le moment venu, nous en ferons usage parce que, encore une fois, nous avons le droit avec nous”. « Il refusera d’en dire plus » conclut le journal.

COMORES

Les journaux comoriens parlent aussi d’une manifestation de l’opposition mardi à Moroni, qui a mal tourné.


La gendarmerie est intervenue pour démonter le matériel de sonorisation que les leaders d’opposition avaient installé sur la place de l’indépendance. Cela a dégénéré quand les gendarmes ont voulu saisir le téléphone portable d’un jeune homme qui prenait des photos de l’intervention. Des pierres ont volé sur les véhicules de police, éclatant un pare-brise. Il y a eu quelques interpellations dont deux députés Ali Mhadji et Mohamed Msaidié.

MADAGASCAR

Toujours pas de solution en vue pour dénouer la crise malgache. Pour la première fois, la commission électorale sort de son silence.


La CENI fait trois propositions. Une qui va un peu dans le sens de l’opposition : des élections anticipées. Des présidentielles immédiatement.

Deuxième proposition qui va plutôt dans le sens du pouvoir : des élections à la date prévue, c'est-à-dire en novembre prochain.

Et la troisième qui aurait la faveur des médiateurs étrangers envoyés par l’Union Africaine, l’ONU ou la Communauté d’Afrique Australe : un renvoi du scrutin à 2019 le temps de bien négocier les règles du jeu.

En tout état de cause, « si les lois électorales ne sont pas promulguées en mai, l’élection ne pourra pas avoir lieu cette année » prévient la CENI. Rappelons que ce sont les lois électorales qui ont mis le feu aux poudres.

Pour le moment aucune initiative. Dans le camp de l’opposition on attend toujours que la Cour Constitutionnelle se prononce sur la demande de destitution du président Hery Rajaonarimampianina.

MAURICE

L’île Maurice s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.


Le ministre mauricien de l’environnement Etienne Sinatambou l’a affirmé hier lors d’une conférence. L’île Maurice s’engage à réduire d’un tiers ses émissions de gaz polluants d’ici à 2030. Ila souligné que ce sont surtout les petits états insulaires qui sont victimes du réchauffement climatique. « Nous devons donner l’exemple » dit-il.

SEYCHELLES

Les Seychelles sont également très engagées sur l’environnement. Elles envisagent d’interdire les pailles en plastique.


Boire à la paille est un désastre pour l’environnement. Des milliards de pailles se retrouvent dans les océans et dans l’estomac des poissons. D’une manière générale les Seychelles sont en train de réduire drastiquement les plastiques. Depuis l’année dernière les sacs plastiques sont interdits, ainsi que les couverts de pique-nique, les assiettes et les gobelets.

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