13 mois de prison ferme pour le tortionnaire de Blacky

justice
Blacky Chien tué à coup de sabre
Blacky, victime d'un coup de sabre ©DR
C'est la peine prononcée ce mardi contre le jeune majeur qui avait donné un coup de sabre fatal à un chien et ce devant un enfant de quatre ans qui le tenait en laisse. Au tribunal correctionnel, la salle d'audience était comble, les associations de défense animales étaient présentes. 
Il risquait une peine maximale de deux ans d’emprisonnement, le tribunal correctionnel l’a condamné à 13 mois ferme.
Le jeune majeur qui en mai, avec son sabre, avait tué Blacky, un petit chien, sous les yeux d’un garçonnet de quatre ans n’aura pas non plus le droit de détenir un animal domestique et ce à vie.
« La jurisprudence en Métropole est de plus en plus claire par rapport à ça. Les juridictions prononcent des sanctions, des peines complémentaires liées à cette interdiction par rapport à des propriétaires qui ont des comportements qui ne sont pas acceptables » explique Maître Patrice Calmet, avocat de parties civiles. « Donc c’est une décision là aussi qui était voulue par les associations de dire : compte tenu de votre comportement, vous ne devez pas détenir des animaux ». 


Les associations mobilisées autour de la famille

Une décision saluée par les associations de défense des animaux. SPANC, Bande à nounou, etc… Elles s’étaient toutes mobilisées autour de cette affaire, et sont venues grossir les rangs du public à l’audience.
« C’est un jugement équilibré qui tient compte de la douleur de la famille, du petit qui va plusieurs années certainement souffrir de cet événement, et qui fait justice pour les associations de protection animale du territoire » réagit Michel Gautier, le président de la SPANC. « Je pense que c’est aussi une avancée puisque le monde animal bouge, les droits bougent partout dans le monde. Il faut aussi que la Calédonie ne soit pas en retard ».  
Si la défense n’a pas souhaité réagir, à signaler que le jeune condamné doit aussi verser 800 000 francs CFP de dommages et intérêts aux parties civiles, et 100 000 francs CFP à cinq associations de défense de la cause animale.
Le reportage d’Isabelle Braouet et Carawiane Carawiane 
©nouvellecaledonie
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