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Dossier: la Nouvelle-Calédonie, terre d'amiante

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©NC 1ère
Un chantier situé sur la commune du Mont-Dore contenant de l'amiante naturelle relance le débat sur les risques encourus par la population calédonienne.

Un risque amiantifère omniprésent 


Des analyses ont démontré depuis longtemps la présence de fibres d’amiante dans des échantillons de minerai de nickel, autant dire que l'amiante est donc partout en Nouvelle-Calédonie.
Une étude a cependant attribué le nombre impressionnant de cancers pleuraux sur le territoire au blanchiment des habitations avec une chaux locale appelée "". Les kanak présentent une incidence du mésothéliome exceptionnellement élevée dans les deux sexes, révélant une exposition environnementale dès l’enfance en particulier dans la région de Houaïlou.

Les enquêtes ont aussi prouvé l’existence de nombreuses carrières de serpentine utilisée pour couvrir certaines axes de circulation dont le principal minéral fibreux est l'antigorite, la route est donc l'un des principaux facteurs de risque du mésothéliome en Nouvelle-Calédonie !


Risques et prise en charge: un vide juridique 


En ce qui concerne les risques encourus par la population daltonienne, les textes sont toujours inexistants : c'est ce qu'il ressort de la lecture du Code de la Santé Publique dans sa version applicable à la Nouvelle-Calédonie ( cf Livre III : protection de la Santé et Environnement, Articles 1. 1311-1 à L. 1343-4, page 48).
L'Arrêté n° 4775-T du 10 décembre 1993, donnant la liste des travaux nécessitant une surveillance médicale spéciale, exclut les activités dans les mines et carrières! 
Jusqu'à présent, seules les personnes contaminées dans le cadre d'une activité professionnelle touchent une indemnité telle que prévue par la réglementation du travail : à condition toutefois que le médecin traitant ou le médecin du travail ait rempli les déclarations qui lui incombent !
Le reste de la population n'est pris en charge que dans le cadre général de la couverture médicale sociale.



Indemnisations: " des français de seconde zone"


Depuis sa création, l'ADEVA-NC ( association de défense des victimes de l'amiante) ne cesse d'attirer l'attention des responsables politiques sur la disparité de traitement entre les victimes nationales et les Calédoniens: en effet, les autres français bénéficient des indemnités prévues par le "Fonds d'Indemnisation des Victimes de l'Amiante " (FIVA) et, cela, quelle que soit l'origine de leur contamination.

 

Un chantier situé à la Coulée sur la commune du Mont-Dore suscite l'inquiétude des riverains.
Le reportage de Caroline Antic-Martin et de José Solia de NC 1ère.
L'interview de Stéphan Lesimple, géologue spécialiste de l'amiante à la direction des mines et de l'énergie de Nouvelle-Calédonie.