L'Etat veut jouer le rôle du médiateur:"il y a urgence...il y a un risque d'enlisement et de pourrissement qui me parait peu souhaitable" a déclaré le haut-commissaire

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©NC 1ère
L'intersyndicale a rencontré aujourd'hui, le haut-commissaire puis le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Sur son agenda également une réunion au plus haut niveau ce samedi avec tous les décideurs politiques et économiques...
Ce jeudi, en plus du port autonome de Nouméa  totalement paralysé depuis 48 heures (700 personnes auraient été mises en chômage technique) et des perturbations aériennes, qui paralysent totalement les Îles Loyauté déjà privées de liaison maritimes, l'intersyndicale s'est aussi mobilisée devant les dépôts de carburants.

Sur le terrain, les grévistes restent donc fortement mobilisés et marquent aussi leur présence avec quelques actions symboliques mais spectaculaires, par exemple ce jeudi matin, des manifestants ont brûlé des pneus aux deux principales entrées de la zone  industrielle de Ducos à Nouméa, provoquant ainsi un ralentissement de la circulation.

Du côté des négociations, la situation semble évoluer, les représentants de l'intersyndicale contre la vie chère ont rencontré le haut-commissaire et les membres du gouvernement de Nouvelle-Calédonie.

Jean-Jacques Brot, le représentant de l' Etat en Nouvelle-Calédonie a fermement insisté sur la nécessité de sortir le plus rapidement possible de ce conflit qui s'enlise et qui pourrait mal tourner.

Selon l'intersyndicale, une méthode de travail a enfin pu être élaborée et, sauf changement de programme de dernière minute, une réunion est prévue ce samedi, pour permettre le dialogue entre les grévistes et les responsables politiques et économiques avec la médiation du haut-commissaire de la République.

Le reportage de Charlotte et de Christian Favennec de NC 1ère.