Perspectives pour les élections provinciales: pas de majorité sans unité?

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Les maires des 33 communes ne sont pas encore dans leur fauteuil que déjà se profile la deuxième séquence électorale de cette année 2014: les Provinciales. Le point sur les principaux enseignements du scrutin municipal, à quelques semaines d'une échéance majeure pour la Nouvelle-Calédonie.
Municipales/ Provinciales:quels enseignements peut-on tirer des élections municipales?

La première des précautions à prendre pour répondre à cette question, c’est bien sûr de rappeler que le corps électoral change entre les deux élections, plus restreint pour les Provinciales. Du coup le rapport entre électorat indépendantiste et non-indépendantiste se resserre, mais sans s’inverser pour autant, loin de là, puisque l’on passe de 70 % contre l’indépendance et 30 % pour, à un rapport d’environ 60 / 40. 
 
On observe d’ailleurs que ces deux blocs sont confirmés par les résultats des municipales, avec une réalité indiscutable : aucun des deux camps ne peut obtenir la majorité à l’échelle pays sans réussir l’union dans ses rangs. Et à ce titre, les municipales ont permis aux partisans de la Calédonie dans la France de poser les jalons d’une future liste unique au Nord, probablement derrière Gérard Poadja, et peut-être aux îles car la candidature de Simon Loueckote semble faire moins l'unanimité.

Une démarche unitaire préliminaire que les indépendantistes n’ont pas réussi à lancer dans le sud, avec un échec patent dans le Grand Nouméa.
Et l’association du Palika au Parti Socialiste sur la liste d’ouverture tirée par Marie-Claude Tjibaou à Nouméa laisse même pressentir une opposition de projet tout aussi importante que celle des hommes.
Reste que les leaders de chacune des composantes du FLNKS, à commencer par Rock Wamytan tête de liste de l’UC en Province Sud, qualifiaient dimanche soir l’union de "réalisable".
Un pas qui est loin d’être franchi côté non-indépendantiste, où l’on admet du bout des lèvres que cette union serait "souhaitable". Toute la question, devrait être derrière quel parti, même si dans les faits c’est le nom de la tête de liste qui risque d’envenimer les discussions.
Trois au moins pourraient être en compétition avec ces têtes de listes potentielles: Cynthia Ligeard, présidente sortante, candidate légitime mais soutenue par un Rassemblement convalescent,  Gaël Yanno, probable candidat de l’UCF affaiblie par son revers municipal et Philippe Gomès qui ne manquera pas fort de ses résultats électoraux de se présenter comme le premier parti du pays.

Reste à savoir si les conflits de personne pourront s’effacer derrière cet impératif d’union d'ici le 20 avril, date limite pour déposer les listes de candidats aux Provinciales du 11 mai prochain...