Explosion du chikungunya en Polynésie française

chikungunya
illustration chikungunya
©CDC-GATHANY / PHANIE
L'épidémie de chikungunya, qui sévit en Polynésie française depuis quelques semaines, est en train d'exploser. La semaine dernière 5.000 cas possibles avaient déjà été annoncés. En Nouvelle-Calédonie, trois nouveaux cas avaient été détectés à l'aéroport de La Tontouta en début de semaine. 
D’après les dernières informations, l’épidémie de chikungunya qui sévit actuellement en Polynésie française - pour la première fois sur ce territoire - s'est considérablement étendue ces derniers jours. Selon les déclarations du bureau de veille sanitaire, il était déjà question la semaine dernière de 5.000 cas possibles.
 
Trois nouvelles personnes porteuses du chikungunya, de retour de Polynésie, ont été détectées à l'aéroport international de Tontouta, à l'aide de la caméra thermique. Cette dernière détecte les personnes dont la température du corps est plus élevée que la normale, ce qui est un des symptômes des porteurs du virus. 
 
Rappelons que le chikungunya, qu’on appelle parfois en abrégé, le chik, est une maladie infectieuse tropicale, due à un arbovirus, et est transmise par des moustiques du genre Aedes. En langue makondée, « chikungunya » signifie, selon les sources,  « maladie qui brise les os », « maladie de l'homme courbé » ou « qui marche courbé en avant ». Le virus occasionne en effet des douleurs articulaires puissantes qui s’associent à une raideur, engendrant chez les malades cette fameuse position « courbée ». 
 
Les autres symptômes sont en général les suivants : maux de tête, courbatures douleurs articulaires, éventuellement conjonctivites, éruptions cutanées et nausées.
 
Apparu en 2004 aux Comores, le virus avait déjà violemment affecté l’île de la Réunion entre début 2005 et le milieu de l’année 2006, touchant près de 40% de la population. 203 personnes étaient décédées pendant cette vague d’épidémie. 
 
Le seul moyen de se prémunir est d’utiliser un répulsif pour empêcher les moustiques porteurs de transmettre le virus. La maladie ne se déclare pas immédiatement, et une période d’incubation de quatre à sept jours est nécessaire en moyenne.