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Le procès de la "3G connexion" au tribunal correctionnel de Nouméa

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procès 3G martin
Harold Martin ©NC 1ère
4 ans après les faits, et après 3 ans d’enquête, il y aura bien un procès dans l’affaire de la défiscalisation de la 3G en Nouvelle-Calédonie.
Le juge d’instruction a finalement demandé le renvoi devant le tribunal correctionnel d’Harold Martin, l’ancien président du Conseil d’administration de l’OPT, du défiscaliseur Jean-Marc Bruel ainsi que de sa société "La Calédonienne d’Ingénierie", et enfin de l’expert-comptable Thierry Granier. 
 
Tous devront répondre d’accusation de favoritisme et de prise illégale d’intérêt, dans un marché qui rappelons-le pesait quelques 3 milliards de francs.
 
L’affaire de la " 3G connexion " avait commencé le 23 juin 2010 avec une lettre adressée au haut-commissariat et à la justice.
Dans ce courrier officiel, trois membres du conseil d’administration de l’OPT, dont Didier Leroux, ex-partenaire politique d’Harold Martin, avaient dénoncé les irrégularités constatées dans l’attribution du marché de la défiscalisation pour la mise en place de la 3 G en Nouvelle–Calédonie. 
 
Un marché qui pèse pas moins de 25 millions d’euros. Pointée du doigt dans cette lettre : la proximité entre les deux experts chargés d’étudier toutes les offres et Jean-Marc Bruel, désigné pour remporter ce marché.
 
L’enquête a révélé les liens d’affaires entre Harold Martin et Jean-Marc Bruel, l’un et l’autre actionnaires de l’hôtel Rivland sur la commune de Païta. 
 
Plusieurs éléments, comme un rapport d’expertise commandé par l’Office des Postes et Télécommunications retrouvé dans les locaux de la Calédonienne d’Ingénierie, semblent avoir démontré que l’ancien président du conseil d’administration de l’OPT aurait tout fait pour que le projet de Jean-Marc Bruel soit retenu au détriment de celui d’ I2F (Société Générale ) qui avait pourtant reçu l’avis favorable de la commission d’appels d’offres.
 

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