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Crise de la présidence du gouvernement de Nouvelle-Calédonie: si la politique était logique...

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Siège du gouvernement de Nouvelle-Calédonie à Nouméa ©NC 1ère
Appel à la responsabilité contre appel à la raison, la fable pourrait être divertissante si elle ne décrivait pas la situation politique calédonienne. Les échanges de ce mardi par médias interposés entre Calédonie Ensemble et le Front Pour l’Unité n'ont fait qu'entretenir le statu quo.
C’est Calédonie Ensemble qui a repris l’initiative en convoquant la presse ce mardi matin pour lancer un appel solennel et public aux élus du Rassemblement UMP et à leur président, Pierre Frogier, à qui ils reconnaissent finalement le droit de se placer dans l’opposition, mais à qui ils demandent d'agir dans le cadre du jeu démocratique des institutions et non en paralysant celles-ci… Comprenez: rendez nous la présidence du gouvernement!  Avec trois arguments d’une" logique" implacable: premièrement, l’intérêt général doit primer et les dossiers en souffrance sont nombreux, deuxièmement une telle situation ne permet pas les conditions du dialogue sur l’avenir institutionnel et enfin troisièmement, Calédonie Ensemble est le vainqueur incontestable des dernières élections provinciales avec 27 500 voix contre 14 500 au Front pour l'Unité… CQFD....
 
Sauf qu’en face, loin de se plier à cet appel du vainqueur, Cynthia Ligeard a confirmé encore aujourd’hui sa candidature… Candidature" logique" selon le Front pour l'Unité Rassemblement-UMP, puisque le bilan de son gouvernement et de sa présidence a été approuvé de part et d’autre, et que les dernières élections ont reconduit strictement la même équipe…la logique – encore elle - voudrait donc que l’on garde le même capitaine. 
 
Alors deux conclusions à l'issue de cette journée de "nouvelles" déclarations: la première c’est qu’après trois semaines d’un gouvernement réduit à sa plus petite expression le seul point de convergence, c’est que le statu quo ne pourra pas durer  longtemps sans conséquence sérieuses pour les Calédoniens. 
La seconde, c’est que la politique et la logique ne font pas forcément bon ménage et qu’aucune solution ne sera trouvée sans dépasser la seule logique des partis...
 
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