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Les élus du Congrès de Nouvelle-Calédonie au chevet de la santé

La situation du gouvernement aurait pu laisser penser le contraire, mais c'est dans une ambiance studieuse que le Congrès de Nouvelle-Calédonie s'est retrouvé mercredi en séance publique pour examiner notamment plusieurs textes relatifs à notre système de santé.

Congrès de Nouvelle-Calédonie © NC 1ère
© NC 1ère Congrès de Nouvelle-Calédonie
  • Par Angélique Souche (avec A.P)
  • Publié le , mis à jour le
53 milliards de francs cfp, c'est le montant annuel des dépenses de santé, dont 31 milliards imputables aux seules longues maladies. Hypertension, diabète, tumeurs malignes, des pathologies pour beaucoup liées au phénomène d'obésité qui touchent officiellement 15 000 Calédoniens.

Rien de nouveau sous le soleil, sauf que la Nouvelle-Calédonie n'a plus les moyens de dépenser sans compter. Pendant près de deux heures mercredi, les élus ont donc débattu de ce que pourraient être de futures réformes en la matière, avec par exemple la volonté de changer un système injuste, qui aujourd'hui n'aide pas les personnes en situation d'obésité qui se prennent en main en matière de diététique et d'activité physique, alors qu'il rembourse 100 % des frais de chirurgie gastrique et associées des autres. Consensus aussi pour faire de la lutte contre l'obésité une priorité et d'actionner de façon plus volontariste le levier de la prévention. « Aujourd'hui, il n'y a plus des pauvres et des riches, il y a des malades et des riches », s'est offusqué Jacques Lalié du groupe UC-FLNKS.
 
Autre problème en suspens, celui des personnes qui accompagnent les évacués sanitaires. Faute de réglementation, les demandes de prise en charge sont le plus souvent rejetées, source de détresse supplémentaire pour les malades.

Parmi les priorités, la réduction coût des évacuations sanitaires sans toucher à la qualité des soins, c'est d'ailleurs l'objectif d'une délibération adoptée par les élus du Congrès de Nouvelle-Calédonie ce mercredi.
 
Ce texte prévoit de conditionner la prise en charge des malades à l'hôpital choisi pour les accueillir. Une orientation qui permettrait d'économiser selon les estimations de la CAFAT près de 300 000 millions de francs cfp par an, sachant que les évasans vers l'Australie représente 78 % du total pour un coût d'environ 5 milliards.
 
Cette nouvelle disposition entrera en vigueur dès que la liste des établissements agréés aura été validée par le gouvernement. Elle devrait s'avérer particulièrement utile dans la période de déménagement du CHT vers le Médipôle de Koutio, pendant laquelle on s'attend à une explosion du nombre d'évacuations sanitaires
 
Enfin, 60 000 Calédoniens n'ont toujours pas de couverture complémentaire, mais le gouvernement y travaille. 
L'occasion pour Bernard Deladrière, le membre du gouvernement en charge de la santé, de préciser que la situation dégradée de l'exécutif ne l'empêcherait pas de poursuivre la préparation des assises de la santé prévues fin 2015.
 














 

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