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Louis Kotra Uregeï : « Nous sommes toujours en situation coloniale »

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Louis Kotra Uregeï Invité politique du dimanche 12 Avril 2015
Louis Kotra Uregeï, invité politique du JT dimanche 12 Avril 2015 ©NC1ère
Invité du JT de NC1ère dimanche 12 avril, Louis Kotra Uregeï, président du Parti travailliste, revient sur le bilan des dernières élections, la position du parti sur les autres formations indépendantistes, ainsi que la question des listes électorales pour les provinciales et le référendum de sortie.
Louis Kotra Uregeï, qui a été réélu à l’unanimité lors du 6ème Congrès du Parti dimanche dernier, s’est dit « très satisfait » du bilan de ce congrès, soulignant la présence de « beaucoup de participants, beaucoup de jeunes, de nouveaux représentants de nouvelles sections de base ». 
 
Après des reculs électoraux aux dernières élections, le congrès était l’occasion de recadrer certains objectifs. « C’est un Congrès qui tombait à point », commente le leader du Parti Travailliste. « On a eu du mal à l’organiser compte tenu de la déstabilisation connue après les élections ».
 
Evoquant les « erreurs de jeunesse » de son parti, qui a été créé en 2007, Louis Kotra Uregeï revient sur la question des listes électorales, dont l’organisation aurait porté préjudice aux résultats du Parti travailliste : « Il y a un système administratif et judiciaire sur lequel nous buttons sur les recours (…) La jurisprudence est en train d’évoluer, nous sommes optimistes quant au règlement de cette question des listes électorales pour les provinciales, et bien entendu pour le référendum de sortie ».
 
Sur la question de l’intégration du Parti Travailliste au sein du FLNKS, Louis Kotra Uregeï évoque la recherche d’unité de son parti : « Nous sommes toujours dans cette recherche d’un principe d’unité des forces indépendantistes ».
 
Pour lui, la Nouvelle-Calédonie se situe toujours dans une situation coloniale : « Les transferts de compétences sont une chose, pour l’exercice du pouvoir des institutions, mais nous restons sous la domination de l’Etat français. Donc c’est toujours une situation coloniale ». 
 
Interrogé sur la question du projet de loi organique, qui ne prévoit pas l’inscription automatique sur les listes électorales pour les personnes nées en Nouvelle-Calédonie, le président du Parti travailliste répond : « Mais qui est concerné par un référendum d’auto-détermination ? C’est d’abord le peuple colonisé ». 
 
« Il ne faut pas confondre un référendum d’auto-détermination avec des élections communales, locales ou provinciales. Le corps électoral qui doit se prononcer n’est pas du tout le même », a-t-il ajouté. 
 
Retrouvez l’intégralité de l’entretien conduit par Alexandre Rosada pour NC1ère : 

 


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