Une association calédonienne accusée d’ingérence par le Vanuatu

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Manifestation contre les OGM en métropole
Manifestation contre les OGM en métropole ©francetvinfo.fr
Le ministre de l’agriculture ni-Vanuatu accuse une association écologiste de Nouvelle-Calédonie de désinformation et d’ingérence dans les affaires du pays.
Dans une déclaration officielle en bichelamar, David Mossul, ministre de l’agriculture ni-Vanuatu, a publiquement accusé l’association calédonienne Stop OGM, qui étudie la problématique des OGM en Nouvelle-Calédonie et dans la région du Pacifique, d’ingérence et de dénigrement des services du pays.
 
Le ministre a rendu responsable l’association d’avoir bloqué l’importation de semences et affirmé que, contrairement à ce qui avait été écrit par l’association, les semences importées au Vanuatu ne contenaient aucun engrais chimique pesticide ou OGM.
 
« Le ministre et ses services ont été choqués par ces interventions pour essayer de bloquer la distribution de semences », commente François Japiot, chargé de mission de la mise en place de la chambre d’agriculture au Vanuatu. « Il a demandé que cesse immédiatement toutes les interférences et toutes les tentatives de blocage ». 
 
Ecoutez l’intervention de François Japiot, au micro de Jean-Paul Treuil pour NC1ère La Radio : 

ITW Japiot 160415

L’association est par ailleurs dans le collimateur des autorités ni-Vanuatu. Selon le gouvernement, le président de STOP OGM Pacifique, Frédéric Guérin, serait arrivé au Vanuatu avec un lot de semences sans aucune garantie phytosanitaire, bravant ainsi la législation phytosanitaire du pays.
 
A Nouméa, Stop OGM se défend de l’intrusion dont l’accuse les autorités Ni-Vanuatu. Elle réaffirme que son objectif est de lutter contre la présence des « organismes génétiquement modifiés », dans les semences importées au Vanuatu, et rejette les accusations de « blocage », insistant sur sa mission de contrôle. 
 
« On a un accord de collaboration avec le département de l’agriculture sur les semences qui ont été importées au Vanuatu », explique Willy Missak, membre de l’association Stop OGM. « Ce sont eux qui gèrent les aides humanitaires, c’est un travail en collaboration ». 
 
Ecoutez l’intervention de Willi Missak, au micro de Claudette Trupit pour NC1ère La Radio : 

ITW Missak 160415

 

Stop OGM s’est vue interdire l’accès à toutes les réunions de travail par le  ministre de l’agriculture du Vanuatu, qui l’a même menacée d’expulsion en cas de récidive.