Gouvernement: les suites de la polémique autour des collaborateurs

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Siège du gouvernement de Nouvelle-Calédonie ©NC 1ère
Le gouvernement a habilité mardi matin son président Philippe Germain à engager une action pénale à l'encontre d'un collaborateur de Sonia Backès. En cause: les indemnités que ce collaborateur aurait touchées, alors même qu'il occuperait toujours son poste.

C'est le chef de cabinet de Sonia Backès, membre du gouvernement en charge notamment de l'agriculture, qui est visé par cette action en justice de Philippe Germain. 

Selon le porte-parole du gouvernement Thierry Cornaille, ce collaborateur de l'élue UCF du gouvernement aurait touché 3,7 millions de francs pacifiques d'indemnités de fin de fonction, et ce alors qu'il occuperait toujours son poste.

Thierry Cornaillle, au micro de Martin Charmasson.

CORNAILLE COLLABORATEURS


L'intéressé dément l'accusation, et rappelle qu'il n'est plus sous contrat - à l'instar de neuf autres collaborateurs - depuis le 1er avril dernier.
Sollicitée, l'élue UCF du gouvernement Sonia Backès n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Elle conteste toutefois, comme son chef de cabinet, toute illégalité dans les sommes perçues comme indemnités.

Enfin, le tribunal administratif a prononcé aujourd'hui le rejet du référé de suspension déposé par les membres FPU et UCF du gouvernement, à l'encontre de la décision du président Philippe Germain, de réduire le nombre des collaborateurs de ces élus. La juridiction a estimé qu'il n'y avait pas motif d'urgence. L'affaire sera jugée au fond prochainement.