La SLN, une convalescente encore fragile

nickel
Usine SLN Calédonie
Usine SLN de Doniambo à Nouméa ( groupe Eramet) ©NC 1ère
La vieille dame a publié cette semaine son bilan pour 2014. Loin du cataclysme de 2013, l’année écoulée reste marquée par les difficultés structurelles du métallurgiste historique, qui enregistre pour la troisième année consécutive un résultat net négatif…
Une perte sèche de près de 4 milliards de francs… Le déficit n’est pas négligeable, mais il est en nette diminution ( - 23,6 milliards en 2013). Et surtout, la SLN conserve une trésorerie saine, positive elle, à hauteur de 7 milliards de francs. Ce résultat annuel est une petite victoire pour la SLN et ses 2210 salariés, qui ont réussi à baisser de 0,6 dollar la livre le coût de production tout en augmentant la quantité produite, soit un peu plus de 55 000 tonnes. Un cocktail volume / rentabilité qui a permis de contrecarrer en partie la faiblesse des cours observée en 2014, avec une moyenne de 7,65 dollars la livre. A noter que malgré la baisse sensible des effectifs ces cinq dernières années, la SLN n’a jamais versé autant de salaires: 12,4 milliards en 2014.

Une demande de nickel en hausse de plus de 3%

Alors faut-il voir dans ces performances les prémices d’une vraie embellie pour 2015 ? La direction de la SLN veut le croire. D’abord parce que l’environnement mondial est plus favorable. La demande de nickel est en hausse de plus de 3 %, ensuite parce que l’interdiction d’exportation de l’Indonésie devrait commencer à impacter l’offre sur le marché. Un marché plus tendu permettrait alors un rebond des prix du nickel. Enfin parce qu’en interne la SLN poursuit ses efforts de productivité pour rester concurrentielle. Mais à moyen terme, la SLN le sait, son salut passera par sa capacité à gérer au mieux le dossier de sa nouvelle centrale.