Armes: un pas de plus vers un quota

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Les députés ont examiné et adopté vendredi soir le projet de loi relatif à la modernisation du droit Outremer, dans lequel figure l’article très polémique sur la limitation du nombre d’armes détenues par individus  en Nouvelle-Calédonie.

La régulation des armes est en discussion depuis maintenant plusieurs mois… C’est donc une nouvelle étape qui vient d’être franchie pour l’Etat, mais ce n’est pas la dernière. Une première limitation du nombre d’armes pour les mineurs et les tireurs sportifs ainsi que du nombre de munitions a déjà été introduite par décret en mars dernier. Vendredi, c’est bien la possibilité de limiter la détention d’armes à feu par les majeurs et en l’occurrence les chasseurs qui a été adoptée. Le député Philippe Gomès, a déposé un amendement en commission pour demander l’annulation de ces quotas, se faisant ainsi le porte-voix de la classe politique calédonienne unanime sur le sujet. Pour preuve : la lettre envoyée au premier ministre et signée par les présidents des provinces, du gouvernement calédonien, du Congrès et des cinq groupes politiques.

Le nombre de quatre armes par adulte devrait servir de base à la négociation

Mais le gouvernement n’a pas cédé et a refusé l’amendement. La ministre des Outremers estimant que l’argument culturel n’est pas recevable face à l’impératif de sécurité des populations, responsabilité qui incombe à l’Etat. Pour autant, il n’est pas encore l’heure de rendre les armes. Dans les faits, ce dernier vote donne une possibilité juridique à l’Etat, qui doit maintenant prendre un décret pour effectivement fixer le quota tant décrié. George Pau-Langevin s’est engagée à ouvrir une large concertation avec les acteurs calédoniens pour en définir les modalités. Le nombre de quatre armes par adulte devrait servir de base à la négociation dans les prochaines semaines, voire les prochains mois. 

 

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