Voh sous haute surveillance

sécurité
Affrontements à Voh
La commune de Voh a connu de violents affrontements dans la nuit de dimanche à lundi. ©Cédrick Wakahugneme
La commune a connu de violents affrontements dans la nuit de dimanche à lundi: bagarres de rues, jets de pierres, coups de fusils... Le bilan est lourd : trois blessés, une maison entièrement détruite, plusieurs véhicules endommagés et le faré du restaurant le Katysa incendié.
La Gendarmerie Nationale a déployé un impressionnant dispositif de sécurité aux abords du lotissement FSH. Car c’est un véritable dimanche noir que les habitants de Voh ont vécu dans la nuit de dimanche à lundi. Des affrontements ont opposé des jeunes du village à des jeunes de la tribu de Tiéta. Lors de cette rixe effrayante, qui aura duré une bonne heure, trois individus ont été grièvement blessés. Avec, au passage, plusieurs dégradations de maisons et de véhicules.
 

Une scène d'horreur

Sur place, les habitants du quartier assistent à une scène d’horreur. Une maison entièrement saccagée de l’intérieur, des vitres explosées par des jets de pierres et des véhicules entièrement détruits à coups de sabres. C’est dans le quartier de Bwadahoup, un lotissement FSH, que s’est terminée cette rixe d’une extrême violence; une nuit de terreur, qui a opposé plusieurs dizaines de personnes pendant près d’une heure. Une heure plus tard, dans la soirée, à 23h, le Katysa, ce restaurant branché du village, a été incendié. Une partie du toit de son faré est détruite. Fort heureusement, les occupants attablés dans l’après-midi pour un concert avaient déjà quitté les lieux. L’incendie sera très vite circonscrit par les pompiers. Simone Chevalier, sa propriétaire n’en revient toujours pas. Cela fait plus de dix ans qu’elle tient la boutique.

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©Cédrick Wakahugneme NC1ere

Depuis le mois de mai, la commune connaît de fortes tensions

Le bilan de ces violences est lourd. Trois blessés dont deux hommes hospitalisés à Koumac, l'un, touché par un tir d’arme à feu, l'autre, par un sabre. Depuis le mois de mai, la commune connaît de fortes tensions. Elles opposent des jeunes du village aux jeunes de la tribu de Tiéta. Aujourd’hui, la crainte se lit sur les visages de tous les habitants.Sur place,la Gendarmerie a déployé un impressionnant dispositif de sécurité. Des véhicules et des agents sont positionnés à l’entrée du quartier, d’autres sillonnent le village. Les autorités n’écartent pas le risque de représailles. 


Le reportage sur place de Cédrick Wakahugneme

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