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Toujours pas de reprise des négociations avec les rouleurs

Au dixième jour de conflit, les rouleurs ont poursuivi leur mobilisation, avec des opérations "escargot" sur les ronds-points de la ville de Nouméa et sur la voie de dégagement Ouest. Les négociations avec le gouvernement de Nouvelle-Calédonie n'ont pas repris.

Opérations escargot menées par les rouleurs sur Nouméa © Malia Noukouan (NC1ère)
© Malia Noukouan (NC1ère) Opérations escargot menées par les rouleurs sur Nouméa
  • Malia Noukouan (avec Elif Kayi)
  • Publié le , mis à jour le
Après déjà dix jours de mobilisation des rouleurs et contracteurs miniers à la Baie de la Moselle, aucune issue au conflit ne semble en vue. Le président du gouvernement Philippe Germain maintient sa position de suspendre les négociations, suite à la découverte d'un impact de balle sur la vitre de son bureau jeudi matin.

De son côté, le syndicat envisage de porter plainte contre le président du gouvernement en raison de ses déclarations jeudi. Le président avait accusé les rouleurs d'être à l'origine des tirs ayant causé l'impact de balle sur le siège du gouvernement.

"La plainte contre Philippe Germain sera déposée", déclare Max Foucher, vice-président de ContraKmine, le syndicat des industries de la mine. "Nous rouler dans la farine, nous mener en bateau, nous faire passer pour des marionnettes."

En plus de leur mobilisation à la Baie de la Moselle, les rouleurs ont mis en oeuvre vendredi des opérations dites "escargots".

Une vingtaine de camions a ainsi quitté la Baie de la Moselle vendredi midi en direction du rond-point Berhtelot. Ils ont ensuite bloqué toutes les bretelles avant de s'engager sur la voie de dégagement Ouest. Toutes les voies d'accès étaient bloquées jusqu'au rond-point de Rivière Salée.

"C'est pour montrer à la population qu'on est là, qu'on existe, et aussi au gouvernement et à tous nos politiques", commente Alexandre, un manifestant. "Ca nous embête de rester là, on ne veut pas mettre la pagaille. On demande à la population de nous excuser. Nous, c'est notre gagne-pain, c'est notre métier. Si on n'a pas ce travail là, ça sera fini pour nous".

Les rouleurs demandent la reprise des négociations, au point mort depuis jeudi matin.

"Nous avons demandé au Haut-Commissaire de voir avec le président du gouvernement pour qu'on puisse continuer les discussions", explique Wilfried Mai, président de ContraKmine. "Le Haussaire s'est engagé à faire le nécessaire pour qu'on puisse discuter avec le président du gouvernement."

A noter toutefois que les rouleurs ont confirmé qu'aucune action ne sera menée pour perturber la Foire de Bourail.

"Aujourd'hui, on est vendredi, on va essayer d'apaiser les choses", poursuit Wilfried Mai. "On va laisser partir les gens chez eux ce weekend et puis se retrouver lundi pour continuer notre combat."

Ecoutez les propos de Wilfried Mai au micro de Malia Noukouan pour NC1ère La Radio :

ITW Mai 14/08/15


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