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Daniel Goa: "Ma mission était de trouver une issue au conflit"

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Le président de l'Union calédonienne était lundi soir l'invité du journal télévisé. Interrogé sur la sortie du conflit des rouleurs, Daniel Goa a affirmé que, si sa mission était de contribuer à emmener les protagonistes vers la discussion, il ne lui appartenait pas de traiter la question du nickel.
Y-a-t-il des garanties sur l'application du protocole d'accord de sortie de conflit des rouleurs? Pour Daniel Goa, qui a assumé la médiation au coeur de ce conflit, ce sont les acteurs signataires de ce protocole qui sont les garants de son application - dont le président du gouvernement Philippe Germain. "Ma seule préoccupation était de trouver une issue au conflit", a affirmé le président de l'UC, "il ne m'appartient pas de traiter la question du nickel".

Daniel Goa ne commente donc pas la montée possible de la STCPI à 51% au capital de la SLN. Une question qui fait débat, puisque Eramet n'est pas vendeur, et qu'il serait difficile pour la Calédonie d'assumer des investissements de 100 milliards de francs CFP, comme la nouvelle centrale électrique, ou d'éponger les pertes de la SLN sans impacter les finances publiques...

Le président de l'Union calédonienne rappelle toutefois la position de son parti: "la fermeture des exportations à l'horizon 2019 du nickel qui n'est pas valorisable par nos structures locales ou offshore". Concernant les exportations sur la Chine, "des mineurs qui auraient des difficultés ponctuelles, pourraient exporter vers la Chine dans des volumes et des délais déterminés". Enfin, pour Daniel Goa, si le nickel est déterminant pour la politique calédonienne, il n'est pas le seul élément, et devrait même financer une plus grande diversification économique.



Daniel Goa est interviewé par Nathalie Daly. Le point sur la montée de la Calédonie à 51% au capital de la SLN est signé Olivier Jonemann.





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