Le bokator : l’art martial venu du Cambodge

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©NC 1ère
Connu pour être un des plus violents arts martial, le bokator se pratique en Nouvelle-Calédonie depuis trois mois. Initié par le peuple khmer il y a 2000 ans, le bokator est une discipline pour laquelle il ne faut pas avoir froid aux yeux.
On raconte que les guerriers khmers affrontaient les lions à mains nues grâce au bokator. En cambodgien, le terme signifie « affronter le lion ». Discipline dérivée de la boxe thaï, le bokator s’apparente à du self-défense.
Dans la pratique, tous les coups sont permis. Coups de poings, coups de coudes mais aussi coups de pieds et maîtrise de son adversaire au sol, le bokator est très violent.
 
« Il existe plus de 10 000 techniques à maîtriser. Rien que pour passer la « black kroma » (l’équivalent de la ceinture noire), il faut connaître 2000 techniques » explique Jean Marc Dinh, instructeur de bokator.
 
Ce dernier s’est formé au Cambodge, auprès d’un grand maître. Avec l’aide de son frère, il enseigne le bokator une fois par semaine et n’hésite pas à faire des démonstrations parfois spectaculaires de combat traditionnel cambodgien. 
 

Se défendre face à un agresseur

Ophélie Gazé a 13 ans et la jeune fille s’essaye pour la première fois au bokator, un bon moyen pour elle d’affronter ses peurs.
 
« C’est très utile pour moi parce que, parfois, je me fais agresser et il faut que j’apprenne à me défendre. Je préfère le bokator car on peut vraiment maîtriser son adversaire et le mettre KO » explique la jeune femme.
 
Parmi les 20 licenciés de la discipline, six femmes s’essayent à la pratique du bokator. Même si l’art martial est impressionnant, il n’effraie pas la gente féminine qui s’applique à essayer toutes les techniques enseignées par Jean-Marc Dinh. 
En attente d’être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le bokator vit toujours d’une façon ou d’une autre. Il se pratique en métropole depuis quatre ans. Au Cambodge, des scènes de bokator sont toujours gravées dans la pierre du temple d’Angkor. Une manière de continuer à faire vivre cet art martial, banni pendant la terrible période des Khmers Rouges. 

 

 
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