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Australie : où et comment seront accueillis les réfugiés syriens et irakiens ?

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12000 réfugiés devraient être accueillis en Australie
Le gouvernement australien a annoncé que les familles seraient prioritaires ©reuters
Les premiers des 12 000 réfugiés syriens et irakiens que l'Australie (à 1500 km de la Nouvelle-Calédonie) s'est engagée à accueillir devraient arriver d'ici le mois de décembre. Mais où vivront-ils ? De quel soutien bénéficieront-ils ?
 
S'il n'y a pas encore de réponses précises à ces questions, une ville isolée du désert de Nouvelle-Galles-du-Sud ouvre ses portes aux familles en quête d'une nouvelle vie : Broken Hill. Située à plus de 1 000 kilomètres de Sydney, cette ville de 18 000 habitants est l'endroit idéal pour les familles syriennes ; la conseillère municipale Darreiea Turley en est convaincue :
 

Je pense que Broken Hill est bien placée pour pouvoir accueillir des réfugiés

« Je pense que Broken Hill est bien placée pour pouvoir accueillir des réfugiés au sein de notre société australienne. Nos fondations sont multiculturelles, j'en ai toujours été persuadée. Nous avons une histoire incroyable et nous avons déjà servis, dans le passé, à reloger des gens. On a une communauté maltaise, des communautés grecque et italienne, alors pourquoi ne pas fournir l'occasion à ces réfugiés de venir s'installer dans une ville de l'outback?»
 

Dynamiser l'outback

Cela pourrait aussi bénéficier à la ville, en la dynamisant, fait valoir Darreiea Turley. Comme beaucoup d'autres localités isolées, Broken Hill a du mal à convaincre ses jeunes de rester. 
Mais selon la directrice exécutive du Service de conseil aux réfugiés, peu importe, en fait, où les familles sont accueillies à leur arrivée, cela se fera dans de bonnes conditions. Tanya Jackson-Vaughn :
 

Nous avons une très bonne réputation pour ce qui est de s'occuper des réfugiés

« Les réfugiés auront sans aucun doute quitté une terrible situation en Syrie, vivant probablement dans des camps situés dans les pays voisins, où l'aide qu'on leur apporte est assez inadéquate vu que le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés manque terriblement de fonds. Nous avons une très bonne réputation pour ce qui est de s'occuper des réfugiés qui trouvent asile en Australie. Les fournisseurs de services de relocation font un excellent travail. »
 

Un livret officiel pour s'insérer au  mieux

Mohan Gunasekara est bien placé pour savoir quelles seront les principales difficultés que risquent de rencontrer les réfugiés de Syrie et d'Irak à leur arrivée en Australie. Il gère les services multiculturels d'Illawarra à Wollongong, au sud de Sydney, et il a déjà aidé des familles syriennes à apprendre l'anglais :
 

 Le défi majeur auquel nous sommes confronté, c'est la langue.

« Leur défi sera, je suppose, de se remettre du traumatisme qu'ils ont subi au sein de leurs familles, et pour nous, il s'agira de leur procurer une certaine stabilité en les dirigeant vers les services sociaux appropriés. Mais je suppose que notre plus grande difficulté sera d'interagir avec ces gens qui arriveront dans la région, et pour cela, le défi majeur auquel nous sommes confrontés, c'est la langue. La plupart des familles qui viennent ici parlent l'arabe et on a un peu de mal à créer des liens en raison de ces problèmes de langue. »
 
Avant qu'ils ne partent pour l'Australie, les réfugiés se verront remettre un petit livret officiel leur présentant le pays. Il leur sera demandé de signer un document confirmant qu'ils respectent les concepts de liberté et de dignité des individus, l'égalité entre hommes et femmes, et l'importance de la langue anglaise, « élément unificateur de la société australienne ».
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