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Le décrochage scolaire en Calédonie : un problème, pas une fatalité

Mardi soir, NC1ère diffusait le documentaire "Chemins de traverse", dédié à la question du décrochage scolaire. Retour avec le réalisateur Jean-Pierre Masseglia et le président de la FASE, Thierry Le Berre, sur une situation qui touche chaque année 600 jeunes Calédoniens.

Image tirée du documentaire "Chemins de traverse" de Pierre Masseglia © "Chemins de traverse" de Pierre Masseglia
© "Chemins de traverse" de Pierre Masseglia Image tirée du documentaire "Chemins de traverse" de Pierre Masseglia
  • Par Elif Kayi
  • Publié le , mis à jour le
Le documentaire "Chemins de traverse", de Jean-Pierre Masseglia, a été diffusé mardi 6 octobre à 20h, dans l'émission Itinéraires de NC1ère. Celui-ci, dont le tournage a duré trois ans, traite du décrochage scolaire en Nouvelle-Calédonie.

Invité sur le plateau du JT de 19h, mardi 6 octobre, Jean-Pierre Masseglia, professeur d'éducation physique et sportive au lycée Petro Attiti, est revenu sur les motivations qui l'ont conduit à réaliser ce documentaire, qu'il a réalisé avec Satu Von Hellens.

"Le déclic est venu tout simplement par ma profession", explique Jean-Pierre Masseglia, professeur d'éducation physique et sportive au lycée Petro Attiti. "J'ai constaté que d'année en année, il y avait toujours de l'érosion dans certaines classes et j'étais curieux de savoir quelles étaient les raisons de ce décrochage".

En 2013, Jean-Pierre Masseglia réalise un court-métrage sur le décrochage scolaire, sous forme de projet de classe. En parallèle, la même année, il lance un documentaire. "Petit à petit, dans le lycée, on s'est habitué à voir ma caméra circuler, donc ça a été assez facile", explique-t-il.

Au-delà du simple constat, l'idée du documentaire était aussi de donner aux élèves des outils de compréhension. "Si on jour, tu lâches l'école, ce n'est pas très grave peut-être, il y a toujours des moyens de revenir", explique Jean-Pierre Masseglia.

Si le chiffre de 600 élèves décrochant chaque année du système scolaire sur le territoire peut paraître élevé, il n'en reste pas moins que le phénomène a toujours existé.

"Le décrochage scolaire n'est pas un phénomène nouveau, sauf qu'on s'y intéresse de plus en plus pour l'éradiquer", poursuit Jean-Pierre Masseglia. "C'est un phénomène complexe, il n'y a pas de responsables, c'est un ensemble de paramètres, ça peut être un décès dans une famille, ça peut être l'absence des familles (…) On s'aperçoit que les milieux défavorisés peuvent être le plus touchés, mais cela peut toucher toutes les catégories".

Au final, le réalisateur du documentaire conclut à la diversité des manières pour raccrocher à l'école suite à une rupture, un décrochage. "On s'aperçoit qu'il n'y a pas un seul chemin pour arriver à la réussite scolaire", insiste-t-il.

Retrouvez l'entretien en images avec Jean-Pierre Masseglia, conduit par Patrick Durand-Gaillard pour NC1ère :
INVITE-JT19h-071015

Retrouvez le documentaire "Chemins de Traverse" de Pierre Masseglia, sur le site web de NC1ère, en cliquant ici : http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/emissions/itineraires.

Invité du JT de 19h30, mardi 6 octobre, Thierry Le Berre, président de la Fédération pour l'accompagnement et le soutien à l'enfance (FASE), est revenu sur l'évolution du décrochage scolaire en Nouvelle-Calédonie au cours des dernières années. Pour lui, le phénomène touche les élèves de plus en plus tôt.

"Plus les années passent, plus les choses devient difficiles", commente Thierry Le Berre. "On voit des problèmes qui auparavant étaient beaucoup plus au niveau du secondaire. Aujourd'hui, on voit les problèmes arriver fréquemment au niveau du primaire."

La FASE propose des mesures d'accompagnement scolaire après les cours. "Les profils sont multiples", poursuit Thierry Le Berre. "Notre volonté est de créer une inter-dynamique entre les enfants, aussi bien avec ceux qui sont à l'aise que ceux qui le sont moins."

L'originalité de l'approche des mesures proposées par la FASE repose sur le concept des "intelligences multiples". "Certains l'ont à travers le sport, certains avec la musique… Ce sont toutes ces intelligences qu'on a chacun entre nous qu'il faut mettre en avant, parce que cela va contribuer à faire avancer celles sur lesquelles on est moins à l'aise", explique Thierry Le Berre.

Retrouvez l'entretien en images avec Thierry Le Berre, conduit par Nadine Goapana pour NC1ère (JT du mardi 6 octobre 2015) :
DECROCHAGE-SCOLAIRE-071015

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