Location touristique en ligne : les professionnels demandent une réglementation

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Capture d'écran du site de location touristique chez l'habitant Airbnb ©NC1ère
Le succès de sites de location chez l'habitant, comme Airbnb, inquiète les hôteliers de Nouvelle-Calédonie, qui demandent que ces services soient soumis à la même réglementation que les professionnels.
Ces dernières années, la location chez des particuliers via des sites web, dédiés à ce genre de services, a explosé. L'idée est de chercher des logements moins coûteux ou plus atypiques qu'un logement à l'hôtel.

Parmi les sites plébiscités par les internautes, le site Airbnb, utilisé par plusieurs millions de touristes à travers le monde. Le Caillou n'échappe pas au phénomène. A ce jour, 160 logements sont disponibles sur le territoire via le site d'Airbnb.

Celui-ci n'est pas le seul site de location chez l'habitant. Sur le territoire, d'autres plateformes existent aussi, comme Gîte Hnahlapa, une association qui compte 35 adhérents. Mais ici, les logements sont soumis à la réglementation provinciale, ce qui n'est pas le cas d'Airbnb.

"Sur le plan de l'image touristique du territoire, ils peuvent nuire gravement à cette image étant donné qu'ils ne font l'objet d'aucun contrôle, d'aucune charte de qualité", explique Anne Le Leizour, présidente de l'association Gîte Hnahlapa.

Face au succès grandissant de ce site, les professionnels du secteur hôtelier font part de leurs inquiétudes.

"On se retrouve aujourd'hui à constater, chiffres à l'appui, que parmi les arrivées d'Australiens, on a une perte de 25% de ces clients", Jean Rambaud, président de l'Union des hôteliers de Nouvelle-Calédonie. "Ce sont des touristes qui arrivent, mais qui ne viennent pas dans nos hôtels."

L'Union des hôteliers de Nouvelle-Calédonie demande un cadre, un contrôle pour que les personnes mettant en ligne des logements via des plateformes Internet non réglementées paient des impôts et des taxes, comme les professionnels du secteur.

"Je vous rappelle que la masse salariale d'un hôtel est de 45% de notre chiffre d'affaires", insiste Jean Rambaud.

Retrouvez le reportage en images de Brigitte Whaap et Michel Bouillez pour NC1ère :