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« Coûte que coûte », le rapport d'Amnesty international. ©Amnesty
Amnesty International accuse l'Australie d'avoir « commis un crime transnational » en payant des passeurs pour refouler des demandeurs d'asile. Aux Îles Salomon, la menace d'une motion de censure plane sur le Premier ministre depuis plusieurs jours...
Amnesty International accuse l'Australie d'avoir « commis un crime transnational » en payant des passeurs pour refouler des demandeurs d'asile. C'est arrivé à deux reprises au cours des derniers mois, affirme l'ONG de défense des droits de l'homme : en mai dernier d'abord, lorsque les autorités australiennes auraient versé 30 000 dollars à des passeurs indonésiens pour qu'ils fassent demi-tour. L'accusation n'est pas nouvelle, le gouvernement a déjà été interrogé sur le sujet ; Tony Abbott, qui était alors Premier ministre, avait refusé de démentir. L'autre incident rapporté par Amnesty serait survenu fin juillet. 15 demandeurs d'asile originaires du Bangladesh, du Pakistan et de Birmanie auraient été renvoyés en Indonésie. Pour l'organisation, l'Australie est coupable de diriger « de facto une opération de trafic humain, en payant l'équipage du bateau et en lui indiquant explicitement que faire et où se rendre en Indonésie ». Amnesty accuse aussi Canberra de mettre en danger la vie des migrants en les transférant dans des bateaux « manquant de carburant ». Le ministère australien de l'Immigration rejette ces accusations, qui sont une « insulte aux hommes et aux femmes qui travaillent au sein du service de la protection des frontières et de l'armée ». Les autorités assurent respecter la loi australienne et les lois internationales.
 
Finalement, « Abyan », une jeune réfugiée somalienne tombée enceinte après avoir, dit-elle, été victime d'un viol à Nauru, sera renvoyée en Australie pour assistance médicale. Elle pourra consulter des médecins et subir un avortement, si elle le souhaite. C'est le ministre de l'Immigration, Peter Dutton, qui l'a annoncé hier soir, quelques heures seulement après la publication d'un message remarqué de l'Onu. Le Haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme a demandé à l'Australie d'aider Abyan, soulignant qu'elle était « traumatisée et très fragile psychologiquement ». La jeune femme avait déjà été envoyée en Australie pour y subir un avortement, au début du mois, mais elle avait été renvoyée à Nauru cinq jours plus tard. Le gouvernement affirme qu'elle ne souhaitait plus mettre fin à sa grossesse.
 
C'était attendu depuis plusieurs jours en Papouasie-Nouvelle-Guinée : l'opposition a déposé, aujourd'hui, une motion de censure pour renverser le gouvernement de Peter O'Neill. Dans la foulée, Peter O'Neill a affirmé ne pas être inquiet, qualifiant la motion de « désespérée ». Selon lui, le chef de l'opposition, Don Polye, cherche seulement à servir ses propres intérêts et non pas à aider le pays. Et ce soir, on apprend que le président du Parlement a rejeté la motion de censure, sans donner d'explications. 
 
Aux Îles Salomon aussi, la menace d'une motion de censure plane sur le Premier ministre depuis plusieurs jours. Manasseh Sogavare a perdu des soutiens, certains de ses ministres ont démissionné et sont passés dans l'opposition. Mais depuis, il a gagné le soutien d'élus indépendants et de l'opposition, qui viennent de rejoindre son gouvernement. 
 
Les Îles Salomon, où le tourisme repart à la hausse. Après une année 2014 difficile à cause de graves inondations, les visiteurs reviennent, selon les autorités : entre avril et juin, il y a eu 10% de touristes en plus qu'à la même période l'an passé.
 
Près d'1,5 million de dollars : c'est le montant de l'amende que va devoir payer le propriétaire d'un bateau de pêche, responsable d'une fuite de pétrole dans le port de Pago Pago, aux Samoa américaines, il y a un an. Il y a, en fait, trois propriétaires, dont deux entreprises de Tri Marine, groupe américain spécialisé dans la fourniture de thon à l'industrie agroalimentaire.
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