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Huit ans de prison pour avoir tiré sur son père

justice
Tribunal de Nouméa
©NC1ère
En 2013, Henry-Charles Dubos avait grièvement son père avec une arme à feu. Le deuxième jour de son procès s'est déroulé ce vendredi et le jeune homme a écopé de huit ans de prison pour violences volontaires.
Le 6 juillet 2013, Henry-Charles Dubos, un jeune homme âgé aujourd'hui de 21 ans, tirait sur son père, le blessant grièvement. Ce dernier a depuis perdu l'usage de son bras. Le jeune homme et sa petite amie, présente au moment des faits, étaient tous deux jugés ce vendredi devant les assises.    
 
Deux enfants perdus, déstructurés, qui ont cherché à fuir la réalité dans une folle équipée. Un contexte de violences intra-familiales très lourd. C’est sur cette base que les avocats de la défense ont posé leurs plaidoiries. 
 
Les deux avocats décrivent Henry-Charles et sa petite amie, Jennysa, comment "deux écorchés vifs, qui n’ont pas eu de chance". L’avocat du jeune homme est revenu notamment sur la famille de son client. Sa sœur a été placée en foyer à l’âge de 14 ans après avoir subi des abus sexuels et sa mère était victime de la violence de son mari – comme Henry-Charles d’ailleurs. Jennysa aurait également été victime de violences alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Henry-Charles a été déscolarisé très jeune et n’avait pas d’emploi. Avec Jennysa, ils fumaient régulièrement du cannabis. 
 
L’avocate générale a de son côté dressé un tableau plus à charge, appuyant sur les faits qui se sont déroulés lors de cette nuit du 6 juillet 2013, et posant plusieurs questions accusatrices : Henry-Charles pouvait-il vraiment espérer des explications de la part de son père, en venant le voir à 3 heures du matin, au moment où il partait au travail ? Comment peut-il prétendre que le tir était accidentel, alors que l’expertise a démontré qu’il avait fallu presser sur la détente ? 
 
Insistant sur le rôle de « catalyseur » de sa petite amie, et sur la préméditation, l’avocate générale a requis huit et quatre ans de prison ferme à l’encontre des deux accusés. La cour et le jury ont suivi : Henry-Charles, a été condamné à huit ans de prison pour violences volontaires avec usage d’une arme ayant entraîné une infirmité permanente. Le jeune homme a déjà purgé deux ans au Camp Est. Jennysa écope de cinq ans de prison, dont deux avec sursis et mise à l’épreuve, pour complicité. 
 
Henry-Charles et sa petite amie ont tous deux demandé pardon au père du jeune homme, qui a perdu l’usage de son bras. Les avocats de la partie civile et de la défense ont tous souligné un verdict "équilibré", qui pourrait participer d’un processus de reconstruction de deux jeunes. Ces derniers ne devraient pas faire appel.
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