COP21 : l'Australie ne changera pas d'objectif de réduction des gaz à effet de serre

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Hollande et Turnbull à la COP21
Le président français, François Hollande, et le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull, au premier jour de la COP21 à Paris. ©AFP
Présent à Paris, pour la COP21, le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull, a rappelé les objectifs de son pays dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.
Le coup d'envoi des négociations sur le climat a été donné lundi, à Paris. Plus de 150 dirigeants ont défilé à la tribune du Bourget pour affirmer leur engagement à lutter contre le réchauffement de la planète, dont le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull.
 
Il a voulu donner des garanties à ses pairs :
 
"Nous venons d'Australie avec confiance et optimisme. Et j'annonce aujourd'hui que l'Australie ratifiera la deuxième période d'engagement du Protocole de Kyoto."
 
Une annonce symbolique. Le Premier ministre australien a aussi fait savoir que, de plus en plus, l'aide extérieure servirait à lutter pour le climat. Au cours des cinq prochaines années, l'Australie donnera ainsi un milliard de dollars aux pays du Pacifique pour leur permettre de s'adapter aux changements climatiques et de réduire leurs émissions. Mais ce n'est pas nouveau.
 
Malcolm Turnbull n'a pas oublié de parler du secteur de la recherche : les universités recevront 200 millions de dollars ces cinq prochaines années pour développer de nouvelles technologies dans le domaine des énergies renouvelables.
 
Même si le Premier ministre australien veut montrer sa bonne volonté sur le sujet, il ne compte pas revoir l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, fixé par son prédécesseur, Tony Abbott : -26% d'ici 2030 par rapport à 2005. Un objectif jugé insuffisant par beaucoup, mais il ne sera pas revu à la hausse avant 2020, précise la ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop :
 
"C'est ce qui a été décidé au sein de notre parti, c'est le mandat que l'on m'a confié pour Paris, donc il n'est pas question de renégociations. Il n'y a pas de place pour ça, mais dans cinq ans, on pourra voir où on en est. Si l'on se fie au passé, en général on dépasse nos objectifs."
 
Julie Bishop rejoindra le Premier ministre pour la deuxième partie de la conférence de l'Onu sur le climat à Paris la semaine prochaine.