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La ligne Nouméa-Houaïlou rétablie après plus d'un mois d'arrêt

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Bus Raï, photo d'illustration. ©NC la 1ère
Après avoir été suspendue pendant un mois et demi suite à l'agression d'un chauffeur, la ligne Nouméa-Houaïlou va être remise en service, à partir de ce vendredi midi.
Il y a un mois et demi, le syndicat mixte de transport interurbain (SMTI) informait les usagers du réseau de bus RAÏ de la suspension du service Nouméa-Houaïlou-Nouméa. Cette annonce faisait suite à l'agression de l'un des conducteurs de la ligne.
 
Le conducteur avait essuyé des coups violents portés par deux jeunes passagers alcoolisés, qui avaient ensuite dégradé le bus. 
 
Un mois et demi après les faits, le chauffeur est toujours en convalescence. De leur côté, les parties se sont rassemblées autour de la table pour trouver une solution à cette situation. Mercredi, le SMTI, le maire de Houaïlou, les coutumiers, et même les parents des auteurs étaient réunies.  
 
Le but était de faire en sorte que les habitants de Houaïlou puissent à nouveau profiter de la ligne de bus. Car depuis plus d'un mois, les habitants, privés de bus, étaient contraints de trouver d'autres solutions pour pouvoir se déplacer. 
 
"Les habitants se débrouillaient avec le système D", explique Pascal Sawa, le maire de la commune. "Ils prenaient le taxi, ou ils faisaient du pouce, ou ils prenaient le bus des autres communes, mais ce n'était pas viable".
 
Les dessertes par bus sont en effet parfois le seul moyen de locomotion pour de nombreux habitants, non véhiculés.  
 
"C'est un service à la population qui est essentiel, il y a plusieurs centaines de personnes qui prennent le bus chaque semaine", poursuit le maire. "On va bien répéter aux gens que c'est leur outil, c'est leur moyen de transport, donc le dégrader, ça pénalise les gens qui l'utilisent". 
 
Ce vendredi, le bus Raï va reprendre la route pour Houaïlou. Malgré la violence de l'agression dont le chauffeur a été victime, aucune mesure de sécurité particulière ne devrait être mise en place. 
 
"C'est une volonté de ne pas le faire, parce que je dirais que c'est un besoin convivial; on n'a pas besoin de se blinder pour recevoir des gens", insiste Richard Mardjoeki, directeur du SMTI. "Au contraire, c'est dans la confiance, dans le partenariat, c'est presque familial. A quoi servirait d'armer les chauffeurs ou de blinder la cabine ? On sait très bien que, en face, l'agressivité va crescendo également". 
 
Ecoutez les propos de au micro de Malia Noukouan pour NC1ère La Radio : 

ITW Houailou 031215

 

Les agresseurs devront répondre de leurs actes devant la justice dans deux semaines. 
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