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COP21 : "Il y a toujours de l'espoir"

Alors que la COP21 se termine ce weekend, une nouvelle version du projet d'accord a été présentée par le ministre français et président de la COP21, Laurent Fabius. Julie Bishop, la ministre australienne des Affaires étrangères, a réagi au texte. 

Julie Bishop, la ministre australienne des Affaires étrangères, à Paris pour la COP21. © Julie Bishop/Twitter
© Julie Bishop/Twitter Julie Bishop, la ministre australienne des Affaires étrangères, à Paris pour la COP21.
  • Élodie Largenton (ABC/Radio Australia)
  • Publié le
À deux jours de la fin de la conférence mondiale sur le climat à Paris, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21, a présenté une nouvelle version du projet d'accord aux ministres et négociateurs du monde entier.
 
De 48 pages, le document a été réduit à 29 pages, mais il reste encore beaucoup de passages entre crochets, autrement dit beaucoup de compromis à trouver. Julie Bishop, la ministre australienne des Affaires étrangères :
 
"Il y a trois principales questions qui restent à résoudre : le financement de la lutte contre le changement climatique, ce qu'on appelle la différenciation, c'est-à-dire les efforts des pays riches et ceux des pays en voie de développement, et aussi le niveau d'ambition de l'accord."
 
Depuis peu, l'Australie soutient une limite du réchauffement climatique à 1,5 degré par rapport à l'ère pré-industrielle. Un chiffre qui fait l'unanimité parmi les petits États insulaires, mais qui n'a pas l'appui de la plupart des gros émetteurs.
 
Comme l'explique Julie Bishop, la délégation australienne concentre ses efforts de négociation sur l'un des autres points clés toujours en suspens, la différenciation - comment les pays doivent contribuer à l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre selon qu'ils sont émetteurs historiques, pays émergents ou en développement :
 
"On a une position très ferme sur la question. L'Australie estime que tous les pays doivent prendre des mesures, qu'il faut des règles équitables et c'est ce que nous demandons. C'est clairement le début de la fin des négociations et il nous reste encore beaucoup de travail."
 
La version finale de l'accord est censée être adoptée vendredi soir, après traduction et validation juridique. Une date limite qui semble inatteignable au vu des désaccords qui persistent.
 
Il faut cependant souligner qu'en dix jours de discussions, les 195 pays participant à la COP21 ont trouvé des compromis sur des questions essentielles. Joe Aitaro est à la tête de la délégation de Palau ; il estime qu'il y a de quoi se réjouir :
 
"Nous, les petits États insulaires, et surtout les pays du Pacifique, on aime cette version du projet d'accord. Elle est meilleure que la version d'octobre. On a fait des progrès sur la question des financements des mesures d'adaptation, ce sera plus simple pour nous d'obtenir des fonds. C'est dans l'accord, c'est bien. Il y a toujours de l'espoir, l'atmosphère des négociations est bonne, on pense qu'on peut arriver à un accord."
 
Des compromis ont aussi émergé sur la question des pertes et des dommages et sur la transparence du suivi des actions climatiques.
 

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