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Calédonie Ensemble défend son projet sur l’avenir de l’école calédonienne

Lors d'une conférence de presse ce vendredi matin, Calédonie Ensemble a défendu le projet éducatif de Nouvelle-Calédonie, texte dont le groupe politique est à l'origine. Le groupe souhaitait aussi répondre aux critiques émises par l'UCF et les Républicains concernant le contenu du texte.

© NC 1ère
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  • Isabelle Peltier (avec Elif Kayi)
  • Publié le
Le projet éducatif calédonien sera examiné le 23 décembre prochain par la Commission plénière du Congrès, puis par l’ensemble des élus du boulevard Vauban, le 14 janvier 2016.

Ce vendredi matin, Calédonie Ensemble (CE) tenait une conférence de presse sur le projet. Un projet "très attendu", selon le porte-parole du groupe, Philippe Dunoyer. 
 
"Depuis le transfert qui date de 2012, c'est la première fois que la Calédonie va pouvoir construire une école qui se base sur les valeurs fondamentales de l'école de la République, mais qui prenne en compte aussi nos spécificités", souligne-t-il. "On voudrait que cette école de la République puisse aussi devenir une école du pays". 
 
Ecoutez les propos de Philippe Dunoyer au micro d’Isabelle Peltier pour NC1ère La Radio :

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Le groupe politique, qui est à l’origine du texte du projet éducatif calédonien, souhaitait aussi répondre aux critiques émises ces derniers jours par les Républicains et l’Union pour la Calédonie dans la France (UCF).
 
Les critiques concernaient notamment la garantie nationale des diplômes calédoniens. Selon Gaël Yanno, co-leader de l'UCF, le projet n'apporte pas de garantie du niveau des diplômes calédoniens à celui de la Métropole. Pour Calédonie Ensemble, au contraire, cette garantie n’est nullement remise en cause par le projet éducatif.
 
"Sur la critique émise par l'UCF que le projet abandonnerait la garantie nationale des diplômes de Nouvelle-Calédonie, nous tenons à répondre que ce n'est pas le cas", insiste Philippe Dunoyer. "Ca ne peut pas être le cas parce que depuis le transert qui date de 2012, la loi organique et les conventions de transfert garantissent le caractère national des diplômes délivrés en Nouvelle-Calédonie".  
 
La seconde critique à laquelle CE souhaitait répondre avait été adressée par les Républicains au sujet de l'enseignement obligatoire des langues kanak. Même si le projet a été validé par Les Républicains, le groupe avait en effet émis des réserves. Virginie Ruffenach, membre du comité de coordination des Républicains, avait parlé de "dérive vers un enseignement obligatoire" des langues vernaculaires. 
 
"C'est aussi une erreur d'interprétation puisqu'en fait, le projet ne propose qu'une offre obligatoire", explique Philippe Dunoyer. "C'est à dire que si les parents souhaitent que leurs enfants bénéficient d'un enseignement d'une langue kanak à l'école, ils doivent pouvoir l'obtenir quel que soit l'école, le collège ou le lycée". 
 
Ecoutez les propos de Philippe Dunoyer au micro d’Isabelle Peltier pour NC1ère La Radio :

ITW Dunoyer 2 181215

 

Enfin, le porte-parole du groupe, a insisté sur la participation de l'ensemble du monde de l'éducation à l’élaboration du texte sur l’avenir de l’école calédonienne.
 

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