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Miss Calédonie ne sera pas Miss France 2016, mais la fierté est là

Tôt ce dimanche matin, la députée-maire Sonia Lagarde avait convié les habitants du Grand Nouméa à venir assister à l'élection de Miss France, en direct, dans le hall d'honneur de la mairie de Nouméa. Le public s'était déplacé en nombre pour soutenir Gina Moéréo, Miss Nouvelle-Calédonie.

© PHILIPPE HUGUEN / AFP
© PHILIPPE HUGUEN / AFP
  • Jan-Paul Treuil (avec Elif Kayi)
  • Publié le , mis à jour le
"Il y a environ 150 personnes", commente Sonia Lagarde, député-maire de Nouméa, qui avait convié les habitants à venir assister à l'élection de Miss France en direct dans le hall de la Mairie. "C'est un moment festif, un moment convivial, fraternel". 
 
Parmi les 31 candidates à cette élection de miss France 2016 figurait Gina Moéréo, Miss Calédonie. A chaque passage, Gina était bien entendu la miss la plus applaudie dans l'assemblée. 
 
"Nous sommes plusieurs Miss à avoir fait le déplacement à la mairie de Nouméa pour la soutenir", explique Carole Roubeillac, Miss Calédonie 1996. "On a toutes vécu cette expérience, donc quand on la voit, à l'écran, on sait exactement ce qu'elle vit, ce qu'elle ressent et pour nous, c'est très émouvant". 
 
Ecoutez la présentation de Gina :  

Présentation Gina 191215

 

Parmi le public nombreux, sa famille - oncles, tantes, et cousins - était venue soutenir l'enfant de Saint-Louis. "L'événement s'adressait à tous les Nouméens, mais la famille de Gina est venue en nombre", poursuit Sonia Lagarde. 
 
Malgré la déception de ne pas avoir vu la Miss Calédonie prendre place parmi les douze participantes du second round, la fierté était tout de même au rendez-vous. 
 
"C'est quelque chose de super", commente Jean-Louis, originaire de la tribu de Saint-Louis. "On est fier d'elle", explique Alexandrine, la cousine de Gina. "Elle va représenter notre tribu, les valeurs qu'il peut y avoir là haut". 

"J'étais émue", confie une femme. "C'est quand même bien qu'elle soit là-bas, et pour nous, les Kanak, c'est quand même quelque chose". 
 
"Hier, c'était notre enfant à nous de la maison", confie l'un de ses oncles. "Mais aujourd'hui, c'est l'enfant du pays". "C'est une grande fierté pour la famille", déclare un autre oncle. "C'est une bonne ouverture, dans un pays qui parle de destin commun". 

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