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Le personnel du CHT tire la sonnette d'alarme à la veille des fêtes de fin d'année

santé
Mouvement de protestation des urgentistes du CHT Gaston Bourret
Une cinquantaine de personnes se sont relayées mardi 22 décembre, devant les urgences du CHT Gaston Bourret, à l'appel des syndicats, pour attirer l'attention sur la consommation excessive d'alcool des patients admis aux urgences. ©NC1ère
A deux jours du réveillon de Noël, le corps médical du CHT Gaston-Bourret tire la sonnette d'alarme et pointe du doigt une consommation d'alcool désastreuse chez les patients qui arrivent aux urgences.
A côté de la porte d'accès aux services des urgences du CHT Gaston Bourret, une banderole : "Boire un petit coup, c'est agréable, trop c'est dangereux". A la veille des fêtes de fin d'année, le corps médical et les syndicats du CHT tirent la sonnette d'alarme. Chaque année, à cette période, on observe en effet un regain d'accidents. 
 
Ce mardi, à l'appel des syndicats, une cinquantaine de personnes du CHT se sont relayées devant les urgences tout au long de la journée, pointant du doigt une consommation d'alcool affligeante. 
 
Tout part d'un constat alarmant. En période de fêtes de fin d'année, mais aussi le weekend et les jours fériés, une majorité des patients pris en charge suite à des accidents de la route, ainsi que des bagarres, sont "massivement" alcoolisés, comme l'explique Eddy Agnes, infirmier anesthésiste-réanimateur.
 
"C'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, et compte tenu de l'approche des fêtes et des événements de ces derniers jours, on tire véritablement la sonnette d'alarme", déclare-t-il. "Ce n'est plus possible". 
 
Ecoutez les propos d'Eddy Agnes au micro de Nathaly Daly et Robert Tamanogi pour NC1ère : 
"Pour la énième fois, on profite des fêtes pour relancer ce débat", ajoute Cécile Etevenard, médecin-urgentiste. "Nous, on est là sur la route, aux urgences. On reçoit des personnes qui sont polytraumatisées, qui ont des blessures très graves, qui vont être handicapées à vie, alors que la cause principale, c'est l'alcoolisation et la conduite en état d'alcoolisation".  
 
La population qui arrive aux urgences est aussi de plus en plus jeune. "Pour les polytraumatisés, l'âge moyen se rapproche de 15, 16 ans", commente Cécile Etevenard. "Et surtout, on a une population qui s'alcoolise à la sortie des collèges, même pendant les vacances scolaires, très tôt dans la journée. Ce n'est pas une alcoolisation festive, c'est une alcoolisation de personnes isolées".   
 
Ecoutez les propos de Cécile Etevenard au micro de Nathaly Daly et Robert Tamanogi pour NC1ère : 

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