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3 ans de prison pour Frédéric Wethy et requalification des faits en homicide involontaire

justice
Cour d'assises de Nouméa
©NC1ERER
Dans l’affaire du meurtre de Joseph Mei à l’ile l’ouen il y a trois ans, Frédéric Wety a été jugé coupable non pas de meurtre mais d'homicide involontaire. Il a été condamné à 3 ans de prison.

Frédéric Wety comparaissait depuis hier devant la cours d’assises pour le meurtre de Joseph Mei, membre du conseil des anciens de la tribu d’Ouara. Il a été abattu par balle dans la nuit du 23 mars 2013. Frédéric Wethy a expliqué à la barre qu’il avait seulement tenter de dissuader la victime qui l’aurait agressée sexuellement.

Pour l’avocat général, l'accusé a volontairement tiré sur son cousin. Le ministère public s’appuie, entre autres, sur le rapport de l’expert balistique : la pression exercée sur la gâchette a été une action volontaire et déterminée .En conséquence, l’avocat général a requis une peine entre 10 à 12 ans de réclusion criminelle.

Pour sa défense, l’accusé a répété tout au long de son audition : 

Je ne voulais pas tirer, juste faire peur. Je ne savais même pas que l’arme était chargée.

 "Je ne voulais pas tirer, juste faire peur. Je ne savais même pas que l'arme était chargée." Il a justifié le fait d'avoir eu en main le fusil à pompe, pour dissuader son cousin de revenir chez lui une 3ème fois, mais le coup de feu est parti tout seul.
 
Après un peu plus d’une heure de délibéré, la cour a retenu la version du tir accidentel :
  • qu’il n’y avait pas d’intention de donner la mort, et,
  • que les coups portés volontairement n’étaient pas mortels.

La requalification des faits 

Pour ces raisons, la cour d’assises a requalifié le crime de meurtre en homicide involontaire par maladresse, un délit puni de trois à cinq de prison. Frédéric Wethy a été condamné à trois ans d'emprisonnement.
Ce père de famille a déjà effectué 13 mois de détention préventive. Pour les deux ans qu’il lui reste à faire, le juge d’application des peines va décider, soit de le placer sous bracelet électronique, soit en liberté conditionnelle parentale, puisqu’il a en charge un enfant de moins de 10 ans.
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