A Tiébaghi, la SLN a diminué son activité minière de 40%

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Tiebaghi SLN coronavirus
©Brigitte Whaap
Un ensemble de procédures a été mis en place par l'industriel avec deux objectifs : poursuivre l’activité industrielle du groupe tout en préservant la santé des employés.
 
Prise de température obligatoire à l’entrée du site pour l’ensemble des employés de la SLN. Puis distribution de kits d’hygiène pour tous : masque, lingettes, gants et gel hydro-alcoolique. Habituellement, à Tiébaghi, deux équipes se relaient sur quatre jours pour assurer quotidiennement 21 heures de travail. Mais désormais une seule équipe travaille à raison de 10 heures par jour uniquement. Une réduction des effectifs d’environ deux tiers pour assurer la sécurité des salariés.

« On a réduit très fortement notre activité avec des impacts et des décisions assez lourdes. Ce n’est pas anodin de mettre en stand-by 150 personnes. Maintenant que l’on commence à maîtriser les mesures d’hygiène, on va voir comment réactiver certains secteurs. Je pense notamment à notre usine de traitement du minerai qui est à l’arrêt depuis deux semaines », indique Arnaud Bondoux, chef du centre minier de Tiébaghi.
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©Brigitte Whaap
 

Rassurer les employés 

Sur site, le transport du personnel n’est plus assuré par les navettes. Les salariés utilisent les véhicules de service pour se rendre sur chaque poste de travail et monter à bord des engins et ainsi éviter tout contact humain. Une mesure qui rassure les salariés.

« C’est important pour tout le monde de venir travailler pour gagner son salaire. On a des enfants à nourrir. Aucun problème pour venir travailler en toute sécurité », assure Ludovic Teaboueone, conducteur d’engins mobiles.
 

60% de l'activité 

Depuis que le confinement a été décrété sur l’ensemble du pays, les stocks de minerai ont permis de faire face à l’arrêt de l’activité. Et avec la réorganisation de l’entreprise, l’activité a pu reprendre progressivement pour atteindre aujourd’hui 60% de l’activité habituelle. « La première mesure a été la préservation de notre outil de travail, c'est-à-dire de Doniambo », ajoute Arnaud Bondoux.

Le reportage de Brigitte Whaap
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