Affaire David : les accusés se succèdent à la barre

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Affaire David
©Anne-Claire Lévêque / NC1ère
Trois accusés étaient entendus par la cour d'assises de Nouvelle-Calédonie, mercredi, après la confrontation avec le principal mis en cause dans cette triste affaire. Le récit de témoins ainsi que l'examen des personnalités s'est poursuivi.
Changement d'ambiance mercredi matin, dans la salle d'audience de la cour d'assises de Nouméa. Après le spectacle donné la veille, par l'auteur présumé du viol de David, place au témoignage des trois agresseurs, âgés respectivement de 28 ans, 36 ans et 37 ans. 
 

«J'ai des trous de mémoire»

Le premier, le chauffeur de ce terrible périple, raconte la soirée par épisodes, multipliant les « je ne me souviens pas », « j'ai des trous de mémoire ». Des amnésies partielles qu'il met sur le compte de l'alcool, circonstance aggravante, a rappelé la cour. Des récits imprécis, émaillés de trous de mémoire, relatés par les trois accusés. 

Regrets

Le chauffeur reconnaît avoir lancé un objet en verre en direction de la victime, pensant ne pas l'avoir atteinte. Or, les blessures, les photos et la cicatrice sur le front de David, témoignent du contraire. L'accusé exprime ses regrets mais les avocats de la victime, ainsi que l'avocat général n'y croient pas. Ils soulignent les changements de version au fil des auditions. 
 

L'alcool, toujours l'alcool

Un second homme est entendu, il ajoute quelques pièces au puzzle de cette virée infernale. Coups de pied, coups de poings donnés à la victime... Les épisodes répétés de violence sont une nouvelle fois mis sur le compte de l'alcool. Y compris le fait de ne pas s'être opposé aux actes les plus graves. Des déclarations difficilement recevables pour David et ses proches.

On pouvait arrêter le cours des choses, mais c'était trop tard. On a été lâches, ce qu'on lui a infligé est inhumain.
- L'un des accusés

 

Casier judiciaire lourd

L'examen des personnalités a débuté mercredi après-midi avec l'un des trois accusés, père d'un enfant. Un jeune homme au casier judiciaire déjà lourd. Vols, dégradation de biens, outrages, violences conjugales... Il purge d'ailleurs une peine de trois ans de prison, dont 18 mois ferme, pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans. 
 

Examen des personnalités

Un premier témoin évoque un "bon gars", marqué par le décès de sa mère durant son adolescence. L'examen des personnalités se poursuit dans la soirée, et devait s'étendre jusqu'à ce jeudi matin. L'expert psychiatrique exposera également quant à lui ses conclusions.

Le compte-rendu de cette journée par Caroline Antic-Martin et Gaël Detcheverry : 
©nouvellecaledonie