L’affaire de violences sur un chien à Dumbéa reportée au 7 juillet

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Tribunal procès violences sur chien
Des représentants d'association de défense de la cause animale entouraient ce matin la famille de Blacky ©Alix Madec
Un jeune homme doit être jugé pour avoir mis gratuitement un coup de sabre à un chien dans un parc de Koutio. L’animal a dû être euthanasié. Des associations de défense de la cause animale étaient présentes au tribunal. L’homme attendra son procès au Camp Est. 
C’est une affaire qui a beaucoup fait parler sur le caillou. Ce vendredi matin, la salle d’audience du tribunal était comble. Les représentants de trois associations dédiées à la cause animale étaient présents. Pour faire entendre leur mécontentement, après les violences perpétrées sur un chien, le 21 mai dernier, dans le parc derrière la piscine de Koutio. 
Le pauvre animal avait reçu un violent coup de sabre sur le museau alors qu’il se promenait, tenu en laisse par son jeune maître de 4 ans. 
Le prévenu, âgé de 19 ans a ce matin demandé le report de l’affaire pour préparer sa défense. Il est placé en détention provisoire. L’affaire est reportée au 7 juillet prochain. 
 

« La justice est là pour sanctionner »

« Le message qui est important c’est de dire à toutes ces personnes qui s’en prennent aux animaux que ça ne sera pas impuni et que le justice sera là pour sanctionner » explique Me Martin Calmet, qui représente la famille de la victime, la SPANC et la bande à nounou.  « L’actualité démontre qu’il y a de plus en plus de gens qui s’en prennent à des animaux, et les associations se battent au quotidien pour démontrer la gravité de ces faits et qu’il faut absolument qu’il y ait une réponse pénale à chaque fois, par rapport à des faits d’une gravité extrême. L’émotion sera de plus en plus importante, et la réponse pénale sera de plus en plus lourde ». 

« Je n’arrive pas à comprendre »

Claude Boawé est le propriétaire du chien martyrisé. Il demande justice, pour lui-même et pour son fils traumatisé : « Il faut qu’il paye parce que moi je n’arrive pas à comprendre, je n’arrive pas à expliquer pourquoi il a fait ça. Il vient de nulle part, peut-être sous l’effet de l’alcool ou du cannabis, mais moi même comme ça, jamais je ne vais arriver à faire un truc pareil quoi. En plus il fait ça devant Maurice, devant mon fils, il a 4 ans. Ce matin il a fait un cauchemar, il a appelé Blacky, il a appelé « Papa, papa, Blacky il est là » j’ai dit « il est mort mon fils ». Je n’arrive pas à comprendre comment tu peux faire un truc pareil, t’as pas de l’amour, moi j’aime mon chien comme j’aime mon fils ». 
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« Il faut que ces horreurs s’arrêtent »

« Il est important que nous dénoncions les faits de cruauté, de maltraitance et d’abandon qui sont quotidiens sur le territoire. On ne peut pas laisser passer des choses comme ça, c’est inadmissible. Il faut que toute cette brutalité, ces horreurs s’arrêtent. C’est notre devoir de citoyen d’agir » explique Dominique Esposito, fondatrice du mouvement citoyen contre la maltraitance et membre de la SPANC qui s’est portée partie civile. 

Le reportage de Laura Schintu et Gaël Detcheverry.
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