Après les annonces pour contrer l'inflation, les réactions

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Le "bouclier qualité prix" en Nouvelle-Calédonie, image d'illustration.
Le "bouclier qualité prix" en Nouvelle-Calédonie, image d'illustration. ©Clarisse Watue / NC la 1ère
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie annonçait mercredi plusieurs mesures pour lutter contre la vie encore plus chère. Certaines, pour avoir une action sur le prix des carburants et d’autres, pour l’alimentaire. Tour d'horizon des réactions, auprès d'associations comme de syndicats.

Carburants, électricité, alimentation : l'exécutif calédonien annonçait mercredi une première série de mesures conjoncturelles de lutte contre l'inflation. Comment sont-elles accueillies ?

Des associations dans l'attente

Il est ainsi question de remettre en place le "bouclier qualité prix". Ou encore de deux aides pour les ménages les plus modestes, qui seraient à l'étude, l'une pour pallier à la hausse de l'électricité et l'autre, pour le plein d'essence. Qu’en pensent les associations venant en aide aux Calédoniens dans le besoin ? NC la 1ère a posé la question à Action solidaire et au Secours catholique.

Les mesures anti-inflation vue par les associations d'aide aux démunis, par Julie Straboni

Augmenter davantage le SMG, dit l'Usoenc

L’Usoenc, syndicat majoritaire en Nouvelle-Calédonie, propose l’augmentation du salaire minimum. Même si celui-ci a été revalorisé au 1er mai. "Ce SMG anciennement à 156 000 [francs par mois], maintenant à 158 000 F, il faut l'augmenter davantage", plaide Milo Poaniewa, son secrétaire général. "D'autant plus que si on dit que la cherté de la vie en Nouvelle-Calédonie est 32 fois supérieure à la Métropole, il y a quand même un comparatif : le SMIC métropolitain est à 190 000 F."

Des mesures insuffisantes, craint le Medef

Du côté du patronat, le Medef regrette un manque de concertation, car les entreprises sont elles aussi confrontées à l'augmentation des prix, des produits importés. "Une entreprise ne peut pas augmenter énormément ses prix si elle veut continuer de vendre", défend sa présidente en Calédonie, Mimsy Daly. "Le problème est, aujourd'hui, comment est-ce qu'on peut collectivement réfléchir à réduire l'impact de la hausse des tarifs des produits importés. Comment est-ce qu'on peut aussi réfléchir à produire davantage localement, notamment dans le secteur agricole. Nous allons probablement avoir une situation qui dure et pour laquelle les mesure proposées sont très nettement insuffisantes."

Deux réactions recueillies par Brigitte Whaap et Claude Lindor :

©nouvellecaledonie

 

Un bouclier laissé en partie déployé

Concernant le "bouclier qualité prix", le dispositif ne semblait pas avoir disparu, puisqu'il était toujours signalé dans les commerces. "Légalement, tel que cela est inscrit dans le Code du commerce, le bouclier doit être renégocié tous les ans", éclaire Sylvie Jouault, la déléguée générale du Syndicat des importateurs et distributeurs de Nouvelle-Calédonie. "Or en 2022, avec le Covid et le changement de gouvernement, ça n'a pas été fait. Ceci étant, les distributeurs, les commerçants, ont maintenu le bouclier sur la base de ce qui avait été signé en 2021 et l'ont prolongé sur 2022."

Le syndicat des importateurs sur le "bouclier qualité prix", par Julie Straboni

Un outil de veille existe

Autre mesure brandie mercredi, une veille active sur les prix des produits, avec une communication comparative des prix dans les moyennes et grandes surfaces. Or, l’outil existe, estime Sylvie Jouault : c’est le site prix.nc. "Peut-être qu'il faut l'étendre à d'autres produits", avance-t-elle. "Peut-être qu'il faut l'améliorer. Peut-être que ça peut aussi être un outil, pour la  et le gouvernement, d'extraire les données transmises par les opérateurs pour après faire des analyses plus poussées."

Le syndicat des importateurs sur la veille des prix, par Julie Straboni