L'Australie durcit le contrôle des notes de frais des politiques

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TURNBULL
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L'Australie a durci vendredi son contrôle des notes de frais des politiques, après la démission d'une ministre qui s'était offert un luxueux appartement lors d'un voyage officiel financé par les contribuables.
La colère monte au sein de l'opinion publique après des révélations selon lesquelles la ministre de la Santé Susan Ley avait acheté un appartement pour 795.000 dollars australiens sur la Gold Coast, durant une visite de travail. Elle a expliqué qu'il s'agissait d'un achat impulsif. Mme Ley s'était mise à l'écart de son ministère en début de semaine après l'ouverture d'une enquête, et a démissionné vendredi.
                  
Après cette affaire, suivie d'autres informations concernant des notes de frais présentées par des ministres, le Premier ministre Malcolm Turnbull a décidé de créer une agence indépendante chargée de gérer et contrôler les dépenses des parlementaires. Les défraiements des politiques seront publiés chaque mois et accessibles sur une base de données. Actuellement, ils sont rendus publics deux fois par ans.
                  
"Je crois fermement que la transparence est primordiale", a déclaré Malcolm Turnbull aux journalistes. Le nouveau système est inspiré du modèle mis en place en Grande-Bretagne en 2009 suite à un retentissant scandale sur les notes de frais, qui avait débouché sur des condamnations de parlementaires. "Cela va entraîner d'importants changements dans le régime de défraiement, dans la façon dont les frais sont enregistrés, et dont ils sont évalués", a ajouté le Premier ministre australien. Ce n'est pas la première fois que la coalition conservatrice au pouvoir est secouée par un scandale lié aux frais. La présidente de la chambre des représentants Bronwyn Bishop avait démissionné en août 2015 après avoir effectué un trajet en hélicoptère de 80 kilomètres à 5 000 dollars, aux frais du contribuable.
                  
 
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