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L’autorité de la concurrence reste à l'état de projet

Coup de théâtre, hier, au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Ses élus devaient valider les candidatures des membres qui formeraient l'autorité de la concurrence attendue de longue date. La majorité requise n’a pas pu être atteinte. Récit, et réactions.

© NC1ère
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  • Isabelle Peltier et Valentin Deleforterie, avec F.T.
  • Publié le , mis à jour le
L’affaire aurait dû être pliée. Cela faisait huit ans que le Congrès et le gouvernement planchaient sur une autorité calédonienne de la concurrence. La loi anti-trust avait été votée par les élus du boulevard Vauban en 2013. Les voix indépendantistes s’étaient jusque-là exprimées en faveur de cette entité indépendante destinée à lutter contre la vie chère. 
2014, vote au Congrès de la loi de pays qui instaure l'autorité de la concurrence. © NC1ère
© NC1ère 2014, vote au Congrès de la loi de pays qui instaure l'autorité de la concurrence.


Stupéfaction

La dernière étape devait se jouer hier. Les candidats avaient été sélectionnés. Il ne restait au Congrès qu’à approuver ces candidatures à la majorité des trois-cinquièmes. Mais ce lundi après-midi, coup de tonnerre : les voix de cinq élus manquent pour atteindre la majorité nécessaire.
 

«Bilan des mesures contre la vie chère»

Les six Républicains calédoniens se sont abstenus. Les 23 membres des groupes Uni et UC-FLNKS-et-Nationalistes ont voté contre. Roch Wamytan, porte-parole du groupe UC-FLNKS et Nationalistes, l'a expliqué à Isabelle Peltier.
Roch Wamytan, UC-FLNKS et Nationalistes


Une plate-forme atterrée

Philippe Michel est le porte-parole de l’intergroupe Calédonie Ensemble Rassemblement MPC (23 élus). Pour lui, ce sont huit années de travail mises à la poubelle. Il regrette aussi que ces candidatures, d’un niveau qualitatif exceptionnel, aient été écartées pour des motifs jugés futiles. Des propos là aussi recueillis par Isabelle Peltier.
Philippe Michel, plate-forme loyaliste

Pas d'installation

Conséquence de ce vote défavorable, l’autorité de la concurrence ne pourra pas être installée. Malgré le déplacement en Calédonie de certaines des personnalités pressenties pour en faire partie.
 

«Règlement de comptes»

Un vote qui a révélé une recomposition du paysage politique, sur fond de mésentente entre les indépendantistes et la plate-forme loyaliste. Dans un communiqué envoyé hier soir, Calédonie Ensemble a dénoncé «une irresponsabilité» et «un règlement de comptes post-électoral au détriment de l’intérêt général du pays». Le texte complet ci-dessous.

L'UFC consternée

Cet épisode politique fait évidemment réagir. «C'est un coup dur pour cette autorité dont la mission, l'indépendance et le pouvoir sont en mesure de protéger les consommateurs des abus de certains acteurs économiques», écrit ce mardi la présidente de l'association, Luce Lorenzin, dont les représentants se disent «consternés».

«Pas sérieux» pour l'intersyndicale

L'intersyndicale contre la vie chère exprime également sa stupéfaction. «C'est une grosse déception, pour ne pas dire plus», déplore son porte-parole Tony Dupré, joint par Valentin Deleforterie. 
Tony Dupré, intersyndicale

«Aucune incompatibilité réelle»

Ecoutez encore la réaction de la CPME, la Confédération des petites et moyennes entreprises de Nouvelle-Calédonie. Son secrétaire général, Baptiste Faure, a répondu à Valentin Deleforterie.
Baptiste Faure, CPME

 

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