Baco. La voiture du coach incendiée.

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Jean-Marc Ounémoa, enfant de Baco, victime d'un incendie pour une défaite ?
Jean-Marc Ounémoa, enfant de Baco, victime d'un incendie pour une défaite ? ©NC1ere
Peu après la défaite 8-1 de la JS Baco lors de la 2e journée de Super Ligue samedi, un véhicule de l'entraîneur a été brûlé sur son terrain, à la tribu de Baco. Si le lien n'est pas officiellement établi, Jean-Marc Ounémoa a de forts soupçons. Et il s'interroge sur son avenir.

L'incident se produit alors qu'il est au bord du terrain

C'est la fin d'après-midi quand Jean-Marc Ounémoa reçoit un coup de fil sur son portable. Il est alors en train de regarder le match Hienghène - Wetr, au stade Yoshida, qui fait suite au cinglant revers qu'a subi son équipe, un peu plus tôt, contre AGJP, 8 buts à 1. C'est la deuxième défaite de suite pour Baco, après celle contre Belep Mont-Dore 4-3 lors de la première journée de Super Ligue. Au téléphone, on lui annonce que l'une de ses voitures est en feu, chez lui. Le coach de Baco remonte immédiatement, et découvre que le véhicule en panne qu'il essayait de réparer, est en proie aux flammes. Ses joueurs sont avec lui, et l'aident à éteindre le sinistre. Toute cette fin de journée, ils vont essayer de retrouver le, ou les fauteurs de trouble. En vain. L'équipe, désolidarisée sur le terrain quelques heures plus tôt, entoure le coach et lui apporte son soutien.
 

Un bénévole, toujours au service des autres, pris pour cible ?

Interrogé sur le lien possible avec le match joué dans l'après-midi, Jean-Marc Ounémoa soupire. "Je ne sais pas, mais je suis déçu. Je ne suis qu'un bénévole au service de mon club. J'essaye de faire de mon mieux. Il ne faut pas oublier qu'on est encore amateur sur le territoire. Si il s'agit de représailles, c'est vraiment n'importe quoi".
Le coach est dépité. Lui, un enfant de Baco, formé au club, ancien gardien chez les séniors, membre de l'équipe victorieuse du dernier titre obtenu par le club, le 6e, en 2007, se retrouve victime pour un match perdu ? Dur à encaisser pour ce guerrier des terrains, qui a porté les couleurs de la sélection, avant d'en entraîner les gardiens. Il s'est toujours investi dans le ballon rond calédonien. "Je suis né dans le football, et tous les bonheurs que j'ai connu, c'est dans mon sport. Personne ne peut m'enlever ce que j'ai fait".


"Qu'ils viennent s'entraîner, et on en reparle"

Malgré la colère, la déception, la voix est calme. A l'image du personnage. Quiconque a déjà rencontré Jean-Marc Ounémoa connaît la simplicité, la bienveillance qui se dégage de lui, quand on le respecte. Les limites, ici, sont dépassées, mais celui qui a repris en main la "Jihesse" l'an passé et l'a ramené en Super Ligue cette saison, envoie un message bien à lui aux incendiaires. "Si ce sont des jeunes de la tribu de Baco qui ne sont pas contents, qu'ils viennent jouer, qu'ils soient réguliers aux entraînements, sur le terrain, et on en reparle. Il faut arrêter les conneries"

Il réfléchit à son avenir

L'heure désormais, est à la réflexion. "J'ai le soutien de mon président et du directeur général. J'ai celui de mes joueurs qui ont passé le week-end avec moi. J'ai envie de continuer. Reste à savoir sur quelles bases. Est-ce que je ne reprends que l'entraînement ? Je vais me laisser du temps"
Se laisser du temps, pour savoir si le fait d'avoir rebâti l'équipe en s'appuyant sur des joueurs recrutés dans la région de Poya à Voh ou encore à Pouébo, et de l'avoir remise sur de bons rails en revenant en Super Ligue, mérite d'être balayé par l'incendie d'un véhicule. Pour une simple défaite dans un match de football qui équivaut à la 6e division du football ...
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